RDC : Peter Kazadi fustige les propos du ministre rwandais aux Affaires étrangères et parle de provocation diplomatique
Le député national élu de l’UDPS, Peter Kazadi, a vivement réagi jeudi 9 octobre aux déclarations du ministre des Affaires étrangères rwandais, qu’il a qualifiées de provocation diplomatique et de renversement cynique des responsabilités.
Peter Kazadi a tenu à saluer l’exceptionnelle générosité du Président Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, manifestée lors de son discours prononcé à Bruxelles, du haut de la tribune du Global Gateway Forum 2025.
Selon l’ancien vice-Premier ministre de l’Intérieur, les propos du ministre rwandais sont infondés et constituent une tentative maladroite de réécrire l’histoire récente, en dissimulant une vérité connue de tous : le Rwanda demeure l’agresseur de la RDC.
« Contrairement à ses accusations infondées, c’est le Rwanda lui-même qui, depuis plusieurs années, instrumentalise les résidus des FDLR à des fins de justification politique et militaire, fait savoir cet ancien vice-premier ministre de l’Intérieur… » a souligné Peter Kazadi.
Pour lui, qualifier le Président Tshisekedi de belliqueux constitue une inversion morale et politique, car le Chef de l’État n’a jamais menacé un pays voisin. Il a simplement réaffirmé son devoir constitutionnel de protéger l’intégrité territoriale de la RDC, menacée par des forces rwandaises et leurs supplétifs du M23.
Peter Kazadi note également que Kigali dénonce l’usage de prétendus mercenaires, alors qu’il emploie des sociétés militaires privées, finance des groupes armés pro-rwandais et enrôle des enfants soldats dans la région du Petit Nord.
L’ancien patron de l’Intérieur invite les Nations Unies, l’Union africaine et la CIRGL à agir pour contraindre le Rwanda à se retirer immédiatement du territoire congolais, cesser son soutien au M23 et rendre des comptes pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans l’Est du pays.
Il recommande aussi au Rwanda de cesser de manipuler la vérité, rappelant que la RDC n’est ni un champ d’expérimentation militaire, ni une réserve minière à ciel ouvert pour un régime expansionniste.
Antoine BANZA


