RDC : le Gouvernement congolais exige la lumière sur la mort de dix congolais au Soudan
Selon un communiqué du ministère des affaires étrangères, dix Congolais ont été tués dans les combats qui ont lieu en ce moment au Soudan. Les dernières informations confirment qu’il s’agit des étudiants touchés par les bombardements de l’armée régulière à Khartoum.
Le Gouvernement Congolais attend toute lumière sur ce drame qui a endeuillé les familles congolaises. Dans un entretien que Christophe Lutundula a eu avec le chargé des affaires de l’Ambassade du Soudan à Kinshasa, le ministre des affaires étrangères lui transmis un message de tristesse.
« Lors de cette entrevue, le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères et Francophonie a transmis à son hôte le message de tristesse et de protestation du Gouvernement congolais. Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères et Francophonie a fait savoir au Chargé d’Affaires a.i du Soudan à Kinshasa que le Gouvernement de la République Démocratique du Congo attend des autorités soudanaises toute la lumière sur ce drame. Pour permettre aux familles de victimes de faire le deuil de leurs, il exige des autorités soudanaises de prendre les dispositions adéquates pour restituer les dépouilles des compatriotes gratuitement fauchés en vue de leur rapatriement et inhumation en toute dignité au pays », précise le ministère congolais des affaires étrangères.
Par ailleurs, le Gouvernement congolais demande aux autorités soudanaises « d’ouvrir un couloir humanitaire afin de lui permettre d’évacuer les compatriotes blessés et de ceux encore bloqués au Soudan.
Depuis mai dernier, le Soudan fait face à une crise sécuritaire sans précédent. Les autorités militaires qui dirigeaient le pays ne sont plus prêtes à s’entendre sur beaucoup de domaines. Ce qui a provoqué des combats, ayant poussé la population à se réfugier dans les pays voisins. La France et les Etats-Unis ont déjà réussi à faire quitter leurs ressortissants du territoire soudanais. Mais d’autres pays éprouvent encore d’énormes difficultés pour rapatrier leurs ressortissants.
Ronsard Luabeya


