Kasaï oriental : selon le FONER, le travail abattu par l’OVDA n’est pas à la hauteur des investissements
En 2021, six cent seize (616) km des routes de desserte agricole devraient être réhabilitées dans tous les cinq territoires du Kasaï oriental. Les travaux ont été confiés à l’Office des voies de desserte agricole. L’objectif a été de permettre l’évacuation des produits agricoles vers les centres de consommation et désenclaver les milieux ruraux.
Plusieurs axes routiers étaient visés par ce projet dont le financement est assuré par le Fonds d’entretien Routier (FONER). Dans deux ans, le constat reste amer, indique le président du conseil d’administration du FONER, M. Dey Alonzo Ngoyi Lubika.
En séjour au Kasaï oriental, ce haut responsable de cet établissement public a visité plusieurs chantiers ouverts grâce au financement du FONER dans la province. M. Dey Alonzo Ngoyi Lubika s’est dit étonné que le travail effectué sur terrain par l’Office des voies de desserte agricole ne soit pas à la hauteur des investissements. C’est ce qu’il a indiqué dans le rapport qu’il a soumis au Gouverneur de province.
« Nous sommes venus faire rapport de notre visite d’itinérance que nous avons entreprise. Et il était de droit que je vienne faire rapport au premier citoyen de la province. Nous avons fait le tour de quelques projets. C’est avec un constat amer que je l’ai dit ci-haut. Le travail qui est fait et spécialement au niveau de l’ODVA n’est pas à la hauteur des investissements qui ont été faits par le FONER», a déploré le PCA du FONER.
S’étant rendu sur l’axe Tshiala, Dey Alonzo Ngoyi Lubika fait remarquer que rien n’a été fait et insiste pour qu’une mission de contrôle soit désormais associée aux projets exécutés sur terrain. Il plaide aussi pour l’implication du gouvernement provincial dans la mission de contrôle.
«Nous nous sommes rendus sur l’axe Tshiala. C’était avec amertume que nous avons fait un constat assez que le travail n’a pas été fait», a ajouté le PCA du FONER.
Et de préciser :
«C’est pour cela que je voudrai que pour les projets financés par le FONER. Nous devons associer des bureaux de contrôle privés et aussi l’implication directe du Gouvernement provincial parce que c’est très important de faire rapport de ce qui est fait et qui doit être justifié par le gouvernement. De ce fait, ils doivent être impliqués dans la mission de contrôle. Sinon nous aurons des projets qui sont financés mais qui ne sont pas exécutés. C’est le cas que j’ai fait tout à l’heure sur différents projets»
Dans sa visite d’itinérance, le président du conseil d’administration du FONER s’est rendu à différentes érosions où les travaux de construction ont démarré grâce au financement du FONER. Sur l’acquisition des péages que le gouvernement provincial leur avait cédé, M. Dey Alonzo Ngoyi Lubika a promis que l’impact de cette cession sera bientôt ressenti sur place.
Ronsard Luabeya


