Kasaï oriental : La MIBA sollicite la sécurisation de la concession pépinière

La concession pépinière appartenant à la société Minière de Bakwanga (MIBA) fait l’objet d’un envahissement des populations locales. Une délégation de la société en mission de service a été même menacée verbalement tôt vendredi 16 octobre. Des armes blanches ont été aussi brandies à ces hôtes du Kasaï oriental.

Le Directeur Général ad-interim de la MIBA qui a fait échapper la délégation au pire, a rencontré le gouverneur de province pour solliciter la sécurisation du site pépinière et des agents en mission. Il a insisté sur la volonté de la MIBA qui est la coexistence pacifique avec les populations environnant la concession.

« Nous sommes venus rencontrer l’autorité provinciale par rapport aux troubles sur la concession de la pépinière. Et nous de la MIBA, nous souhaitons une coexistence pacifique avec la population tout autour de la concession, parce que la MIBA qui existe là, elle travaille non seulement pour la MIBA en soi. Elle travaille aussi pour la province. Donc la population qui est là, on doit vivre dans la coexistence pacifique(…) Nous ne voulons pas de bain de sang », a dit Paulin Lukusa Mudiayi après une séance de travail de plus de deux heures avec le gouverneur Maweja.

Paulin Lukusa Mudiayi qui martèle sur le fait que l’occupation de ces populations est anarchique appelle le gouverneur de province à assurer la sécurité du site et des agents en attendant la confrontation des documents avec les occupants anarchiques, car dit-il, la MIBA n’a pas encore rétrocédé cette concession.

« Nous avons souhaité notamment que la sécurité soit assurée par les autorités de la province et les services concernés et ensuite, nous allons préparer le dossier pour apporter au gouverneur, des documents essentiels qui démontrent que, la MIBA n’a pas rétrocédé ces espaces là. Et si la partie adverse démontre le contraire, mais il faudra voir si les documents sont véridiques ou ce sont des faux documents. Dans tous les cas, la MIBA n’a jamais rétrocédé cette concession là », a-t-il fait savoir.

Revenant quatre fois sur la coexistence pacifique, le directeur général ad-interim de la MIBA entend remettre la balle dans le camp du gouverneur de province pour une décision finale entant que représentant du chef de l’État, au cas où, après confrontation des documents, la MIBA prouve noir sur blanc qu’aucune concession n’a été rétrocédée.

« Nous pensons que nous sommes dans un État des droits et que pour revendiquer quelque chose, il faudrait en avoir des documents authentiques. Alors, si tel n’est pas le cas, nous sollicitons qu’on présente tous les documents dans les deux camps à son Excellence. Ils vont examiner. Après avoir vérifié l’authenticité et/ou la véracité des déclarations des uns et des autres. Mais la MIBA, nous savons qu’elle n’a pas rétrocédé alors, c’est à lui de prendre la décision d’autorité entant que responsable numéro 1 de la province, représentant personnel du chef de l’État », a-t-il ajouté.

Au sujet de la concession de l’ancien Bright monde sur l’avenue Lusambo, qui a déjà été lotie et sur lesquelles les maisons d’habitation sont déjà construites, le DG ai a indiqué que, « même à ce niveau là, il n’y a pas des documents qui montrent que la MIBA a rétrocédé. Donc, ça, c’est le guest house de la MIBA(…) On a expliqué que la MIBA n’a jamais rétrocédé cet espace là-bas(…)Ce n’est pas un dossier qui concerne le mandat actuel de notre gouverneur et ce que la MIBA recherche, c’est la coexistence pacifique ».

Marc Valentin Kalcind

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