Ituri : menacé après ses prises de position contre un groupe armé, Joël Adirodu Ndey sollicite une protection

Ituri : menacé après ses prises de position contre un groupe armé, Joël Adirodu Ndey sollicite une protection
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Dans un contexte sécuritaire toujours fragile en Ituri, l’acteur politique Joël Adirodu Ndey affirme faire l’objet de menaces de mort explicites. Cadre du Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo (BUREC), il a officiellement saisi les autorités militaires et civiles à travers une correspondance datée du 13 février 2026.

Dans sa lettre adressée au gouverneur militaire de la province, l’homme politique indique que son engagement s’inscrit dans la promotion de la paix et de l’unité nationale, en droite ligne avec la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi.

« J’ai l’honneur de porter à votre haute attention la situation critique par laquelle je fais l’objet en ma qualité d’acteur politique engagé pour la stabilité de notre chère province de l’Ituri. En effet, mon action politique a toujours été guidée par un idéal de paix, d’unité nationale et de défense de la patrie prônées par le Président de la République », écrit-il.

Selon Joël Adirodu Ndey, ces menaces seraient consécutives à ses prises de position publiques contre les exactions attribuées à la CRP. Il affirme avoir reçu des intimidations téléphoniques qu’il attribue à des proches du leader de cette milice, Thomas Lubanga.

« Suite à mes dénonciations ouvertes des abus sécuritaires de la CRP, je fais l’objet de menaces de mort explicites par voie téléphonique de la part du leader de cette milice belliciste, ainsi que de ses adeptes », dénonce-t-il.

Le plaignant évoque l’existence de réseaux organisés opérant au cœur de la ville de Bunia, capables, selon lui, de porter atteinte à l’intégrité physique des acteurs engagés dans la dénonciation des groupes armés. Il estime que ces menaces constituent un danger immédiat pour sa sécurité et pour l’ordre public.

Face à ce qu’il qualifie de « situation critique », Joël Adirodu Ndey sollicite des mesures concrètes auprès des autorités provinciales. Il demande notamment :

  • L’octroi d’une protection rapprochée pour garantir sa sécurité physique ;
  • L’activation des services de renseignement afin d’identifier et d’appréhender les éléments de la CRP opérant clandestinement à Bunia.

La correspondance a également été transmise aux instances judiciaires, aux autorités militaires ainsi qu’à la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo, MONUSCO, traduisant la volonté du responsable politique d’alerter l’ensemble des acteurs impliqués dans la stabilisation de la province.

Jusqu’à la publication de cet article, aucune réaction officielle des autorités provinciales ni des parties citées n’avait été rendue publique.

Jospin Wajorkim

Rédaction

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