Kasaï Central : au moins 13 blessés dans des conflits champêtres entre les villages Kajangayi et Kalunga Mesu à dibaya
Au moins treize personnes ont été blessées mardi à la suite de violents affrontements liés à un conflit foncier opposant le village de Kajangayi, dans le secteur de Dibanda, à celui de Kalunga Mesu, situé dans le secteur de Kasangidi, dans le territoire de Dibaya (province du Kasaï Central).
Selon un bilan provisoire communiqué à notre rédaction par le chef du secteur de Dibanda, Frédéric Kalamba, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Toutefois, les heurts ont fait environ 13 blessés, dont 7 femmes. Parmi eux, sept personnes sont actuellement prises en charge au centre de santé de Kajangayi.
« L’affrontement a eu lieu et nous sommes arrivés sur place. Mes administrés comptent environ 13 blessés, dont 7 femmes. Pour le moment, sept suivent un traitement au centre de santé de Kajangayi. Il s’agit d’un conflit champêtre : les deux villages se disputent une portion de terre que Kalunga Mesu considère comme sienne, tandis que Kajangayi affirme qu’elle appartient au secteur de Dibanda », a déclaré l’autorité sectorielle.
D’après Frédéric Kalamba, cette querelle de limites foncières remonterait à 1987. Il affirme avoir déjà engagé des démarches pour apaiser les tensions et éviter une nouvelle escalade.
« Cette dispute date de longtemps, depuis 1987. Nous allons mettre fin à cette situation. J’ai déjà contacté mon collègue du secteur de Kasangidi pour qu’il instruise sa population à ne plus fréquenter le lieu litigieux. De mon côté, j’ai également sensibilisé la mienne. L’administrateur du territoire est informé et nous attendons qu’il convoque, au siège de Dibaya, les deux chefs de secteurs ainsi que les chefs de groupements concernés afin de trouver, autour d’une même table, une solution durable », a-t-il renchéri.
Ces conflits champêtres, devenus récurrents dans certaines entités rurales du territoire de Dibaya, perturbent sensiblement les activités agricoles et, par ricochet, l’économie locale. Les populations, majoritairement dépendantes de l’agriculture, redoutent une aggravation de la situation à l’approche des périodes de semis et de récolte.
Boniface MPUTU


