Tshimbulu : clôture du mois de la femme sous le signe du plaidoyer pour l’égalité et l’autonomisation
Les activités du mois de mars, dédié à la promotion des droits des femmes, ont été officiellement clôturées mardi 31 mars à Tshimbulu, lors d’une cérémonie organisée à la tribune publique située devant l’Hôtel de Ville. Cette initiative a été rendue possible grâce à l’implication du Bureau Genre, Famille et Enfants, dirigé par Albert Mfuamba Biduaya, en collaboration avec plusieurs organisations de femmes leaders.
Devant un public composé d’acteurs institutionnels, de leaders communautaires et de membres de la société civile, plusieurs intervenants ont pris la parole pour plaider en faveur de la promotion des droits de la femme, tant au niveau local que provincial, national et international.
Parmi les voix marquantes de cette cérémonie, celle d’Elysée Mputu Bupelele, jeune leader engagée, a particulièrement retenu l’attention. Dans une intervention empreinte de conviction, elle a rappelé que la clôture du mois de la femme ne doit pas être perçue comme une fin en soi, mais plutôt comme un appel à l’action collective.
« Cette journée n’est pas seulement une clôture, mais une interpellation, un rappel et une exigence morale. Elle nous invite à regarder la femme, à l’écouter, à la respecter et à lui accorder la place qui lui revient », a-t-elle déclaré, avant de souligner l’impact de l’éducation et de l’autonomisation des femmes sur le développement des communautés.
« Lorsqu’une fille va à l’école, c’est toute une génération qui s’élève. Lorsqu’une femme est instruite, c’est une famille qui progresse. Et lorsqu’elle accède à l’autonomie économique, c’est toute une communauté qui se renforce », a-t-elle martelé.
Albert Mfuamba Biduaya, Chef de Bureau Genre, Famille et Enfants, a lancé un appel fort à l’endroit des femmes, les exhortant à devenir des relais de sensibilisation au sein de leurs foyers et communautés. Il a notamment insisté sur la promotion de la masculinité positive, une approche qu’il considère essentielle dans la lutte pour l’égalité des sexes.
Il a, par ailleurs, annoncé les prochaines échéances liées à cette dynamique, notamment la célébration de la masculinité positive ainsi que les « 16 jours d’activisme » prévus au mois d’octobre. Pour lui, cette lutte doit être portée par tous, sans distinction.
« Il est impératif que chacun s’approprie ce combat, celui de reconnaître la valeur et les droits de la femme, et de promouvoir la masculinité positive partout où il se trouve, car tous les êtres humains naissent égaux », a-t-il insisté.
Cette cérémonie de clôture a servi de cadre pour renforcer l’engagement collectif en faveur de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes, dans une perspective de développement durable et inclusif.

Boniface Mputu


