RDC : Washington sanctionne Joseph Kabila pour son rôle supposé dans l’instabilité à l’Est du pays
Le département du Trésor américain, à travers l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), a pris, jeudi 30 avril des mesures de sanctions ciblées contre l’ancien président congolais Joseph Kabila. Cette décision entraîne notamment le gel de tous ses avoirs situés aux États-Unis ou sous contrôle de citoyens américains, ainsi que l’interdiction de toute transaction impliquant ses intérêts, sauf autorisation spéciale. Les entités détenues à 50 % ou plus par la personne sanctionnée sont également concernées, tandis que les contrevenants s’exposent à des sanctions civiles et pénales, y compris en dehors du territoire américain.
Selon les autorités américaines, cette désignation s’inscrit dans le cadre du décret exécutif 13413, modifié par le décret 13671, et vise des individus accusés de contribuer à l’instabilité en République démocratique du Congo. Washington reproche à Joseph Kabila d’avoir apporté un soutien matériel, financier ou logistique à des groupes armés opérant dans l’Est du pays, notamment le M23 et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
Le communiqué évoque également des tentatives présumées de coordination d’attaques contre les Forces armées de la République démocratique du Congo depuis l’étranger, ainsi que des manœuvres politiques visant à favoriser l’émergence d’un candidat opposé au pouvoir en place, dans l’objectif de restaurer son influence.
Un contexte sécuritaire toujours préoccupant.
Ces sanctions interviennent dans un climat de fortes tensions sécuritaires à l’Est de la RDC, où les affrontements entre groupes armés et forces régulières persistent malgré les efforts diplomatiques et militaires. Le M23, en particulier, demeure l’un des acteurs majeurs de l’instabilité dans la région, alimentant les déplacements de populations et les crises humanitaires.
Face à cette situation, les États-Unis affirment vouloir utiliser les sanctions comme un levier de pression pour encourager un changement de comportement des acteurs impliqués. Le Trésor rappelle toutefois que ces mesures ne sont pas définitives et que des mécanismes existent pour solliciter une levée des sanctions, sous réserve du respect des conditions fixées.
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