RDC : J.C Katende appelle Félix Tshisekedi et son gouvernement à ne pas banaliser la menace de Kabila et à s’organiser pour préserver la souveraineté
Jean-Claude Katende a appellé mardi 13 octobre Félix Tshisekedi et son gouvernement à prendre des mesures face à la menace de l’ancien président Joseph Kabila Kabange pour préserver la souveraineté de la République démocratique du Congo. Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) a exhorté les autorités congolaises à dépasser le stade de l’émotion pour s’organiser face au mouvement rébele crée par Joseph Kabila et ses alliés rwandais.
Dans une déclaration sur X, Jean-Claude Katende a estimé que l’ancien président congolais a révélé ses véritables intentions politiques, qu’il aurait longtemps dissimulées. Il l’a accusé de vouloir entraîner la RDC dans une dynamique de déstabilisation comparable à celle qu’il désigne par l’expression « soudaniser le Congo ».
Le défenseur des droits humains affirme également que la Constitution ne permettrait pas à Joseph Kabila de revenir au pouvoir et interprète le recours aux armes comme une volonté de s’imposer par la force.
« Maintenant, j’appelle les Congolaises et les Congolais à faire le choix de protéger le Congo contre le projet de Joseph. Kabila et ses alliés rwandais », déclare-t-il.
« Nous devons empêcher Kabila de revenir au pouvoir. La Constitution le lui interdit, raison pour laquelle il prend les armes. Il veut s’imposer à nous par la force. Nous disons non », insiste-t-il.
Katende met le gouvernement devant ses responsabilités
Pour Jean-Claude Katende, le temps de l’émotion provoquée par les violences politico-militaires est désormais révolu. Il estime que les autorités congolaises doivent privilégier l’organisation et la mise en œuvre de mesures concrètes pour faire face à cette situation.
Il a placé le président Félix Tshisekedi et son gouvernement devant leurs responsabilités, estimant qu’il leur revient de prendre les dispositions nécessaires pour protéger le pays et empêcher, selon lui, le retour au pouvoir de Joseph Kabila au profit d’intérêts étrangers.
« Une menace qui vise la nation, même petite, il ne faut pas la banaliser. Ici, elle est grande », prévient-il.
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