RDC : le FMI s’apprête à verser un acompte de 261,9 millions USD après l’accord préliminaire

RDC : le FMI s’apprête à verser un acompte de 261,9 millions USD après l’accord préliminaire
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Le Fonds monétaire international (FMI) et la République démocratique du Congo (RDC) ont conclu un accord préliminaire sur les revues de leurs programmes de financement, marquant une étape importante dans la coopération économique entre les deux parties. Cet accord, qui devra être approuvé en décembre par le Conseil d’administration du FMI, valide les performances macroéconomiques de la RDC et ouvre la voie à de nouveaux décaissements.

Selon le communiqué conjoint, les autorités congolaises et le FMI ont finalisé les discussions relatives à la deuxième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et à la première revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), axée sur le climat.

L’approbation formelle de ces revues par le Conseil d’administration du FMI, attendue pour décembre 2025, permettra à la RDC d’accéder à de nouveaux financements destinés à soutenir la stabilité macroéconomique et les réformes structurelles.

Une économie en progression et une inflation maîtrisée

Les discussions ont mis en avant la solidité de l’économie congolaise, qui continue de faire preuve de résilience malgré les défis sécuritaires. Le FMI prévoit une croissance du PIB réel supérieure à 5 % en 2025 et en 2026, portée principalement par la bonne performance du secteur minier. L’inflation, de son côté, a reculé à 2,5 % en octobre 2025, bien en dessous de la cible de 7 % fixée par la Banque centrale du Congo (BCC). Ce recul a conduit la BCC à abaisser son taux directeur à 17,5 % début octobre, après plus de deux ans de stabilité à 25 %.

Cette maîtrise de l’inflation s’explique notamment par l’appréciation du franc congolais, soutenue par des politiques monétaires prudentes et une meilleure régulation des réserves bancaires.

Des défis budgétaires et sécuritaires persistants

Malgré ces performances encourageantes, le FMI relève la persistance de tensions budgétaires, alimentées par la hausse des dépenses sécuritaires dans l’Est du pays.
Pour y faire face, le gouvernement congolais a mis en œuvre un plan de contingence axé sur la réduction du train de vie de l’État, la réorientation des investissements publics et la rationalisation des subventions sur les carburants, notamment dans le secteur minier.

Grâce à ces ajustements et à une amélioration de la collecte des recettes, le déficit budgétaire est resté sous contrôle à fin juin 2025.

Le FMI salue les progrès réalisés dans la modernisation de la gestion des finances publiques, citant notamment :

  1. L’opérationnalisation de la Direction générale du Trésor ;
  2. La mise en œuvre du Compte unique du Trésor (CUT) ;
  3. L’intégration des coûts budgétaires liés aux chocs climatiques dans la planification nationale.

L’institution invite les autorités congolaises à renforcer la transparence, à intensifier la lutte contre la corruption et à poursuivre la mobilisation des recettes internes, notamment à travers l’extension du système de facturation électronique pour la TVA.

Antoine Banza

Rédaction

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