RDC : « Le Congo est en péril à cause de vous », Carine Kalenga s’en prend à Joseph Kabila
Au lendemain du discours de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, vendredi 9 octobre 2026, les réactions se multiplient en République démocratique du Congo. Après analyse minutieuse de l’adresse de Kabila Kabange, Carine Kalenga, présidente nationale de la Dynamique des femmes pour le Congo nouveau (DF-CN), a vivement critiqué l’ancien chef de l’État, remettant en cause son bilan de 18 ans au pouvoir et sa légitimité à porter un jugement sur la gouvernance actuelle.
Dans une déclaration à la rédaction de coulisses.net intitulée « Les ridicules ne tuent pas », Carine Kalenga a dénoncé ce qu’elle a considéré comme une contradiction entre les critiques formulées par Joseph Kabila contre les autorités actuelles et le bilan de ses propres années à la tête du pays.
« Mais qu’y avait-il à espérer de son pouvoir ? Nous avons espéré pendant 18 ans. Nous n’avons eu que le sang », écrit-elle, en référence aux violences et aux difficultés auxquelles la RDC a été confrontée durant cette période.
La présidente de la DF-CN s’est attaqué également aux déclarations de l’ancien président concernant l’accord sur les minerais critiques conclu avec les États-Unis. Elle lui reproche de remettre en question la gestion actuelle des ressources stratégiques du pays alors que, selon elle, les contrats miniers conclus sous son administration n’ont pas protégé les intérêts congolais.
Sur le plan sécuritaire, Carine Kalenga a établit un lien entre les difficultés actuelles du pays et la gouvernance de l’ancien président. Elle a imputé à Joséph Kabila une part de responsabilité dans la situation que traverse actuellement la RDC, notamment dans l’est du territoire national.
« Le Congo est en péril à cause de vous », martèle-t-elle, rejetant ainsi les critiques de Joseph Kabila contre le pouvoir actuel.
La responsable de la DF-CN a appellé l’ancien chef de l’État à se retirer du débat politique. « Le Congo se relèvera sans vous. Et surtout, contre vous », affirme-t-elle.
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