RDC : Jean-Claude Katende condamne l’incident à Ndjili et appelle à dépolitiser les mandataires

RDC : Jean-Claude Katende condamne l’incident à Ndjili et appelle à dépolitiser les mandataires
Listen to this article

L’incident survenu récemment à l’aéroport international de Ndjili, ayant mis en danger la vie du Président de la République, Félix Tshisekedi, continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique. Plusieurs interpellations ont déjà eu lieu, mais l’affaire soulève des interrogations plus profondes quant à la gouvernance dans certains secteurs stratégiques du pays.

Selon Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (ASADHO), cet événement doit être considéré comme une alerte sérieuse.

« Et si ce n’était pas l’avion présidentiel mais un vol commercial transportant 100 ou 250 passagers ? », s’interroge-t-il, soulignant que des vies humaines auraient pu être sacrifiées dans l’indifférence générale.

Pour cet acteur des droits de l’homme l’incident a mis en lumière la fragilité du système électrique géré par la Société nationale d’électricité (SNEL), jugée incapable d’assurer convenablement ses missions tant pour les citoyens que pour les industriels.

Jean-Claude Katende estime que cette défaillance est le reflet d’une mauvaise gouvernance et de nominations politisées à la tête des entreprises publiques.

« On place des mandataires non pas pour leurs compétences, mais parce qu’ils sont proches des partis politiques ou des dirigeants. Cela conduit à des dérives graves », dénonce-t-il.

À titre d’exemple, il a rappelé l’épisode embarrassant du Directeur général de la Régie des Voies Aériennes (RVA) lors de l’inauguration de l’aéroport de Kolwezi, où celui-ci avait été incapable de lire un discours en français. « Pourquoi avait-il été maintenu en fonction malgré cet incident ? », s’interroge le président de l’ASADHO.

Par ailleurs, les zones d’ombre autour de la passation des marchés publics à la RVA reviennent au centre du débat. La non-exécution des instructions relatives à l’achat de groupes électrogènes et d’équipements indispensables en cas de coupure électrique traduit, selon Katende, l’existence de pratiques de corruption et l’absence de sanctions.

Pour lui, cette crise doit être saisie comme une opportunité de réforme. « Cet incident est une occasion d’améliorer la gouvernance à plusieurs niveaux », insiste-t-il, appelant notamment à la dépolitisation des nominations des mandataires publics et à la lutte contre la corruption.

Rédaction

Rédaction

Rédaction

Coulisses.net, la géante machine de l’actualité RD Congolaise.