Lomami : hausse du prix du maïs à Mwene-Ditu, les services économiques évoquent un déficit de production agricole
La population de Mwene-Ditu fait face depuis plusieurs jours à une hausse sensible du prix du maïs, aliment de base largement consommé dans la ville. Cette situation suscite de nombreuses inquiétudes au sein des ménages déjà confrontés à des difficultés économiques.
Selon les constats effectués sur les différents marchés de la ville, une mesure de maïs qui se vendait à 2 700 francs congolais au début de la semaine dernière coûte actuellement entre 3 000 et 3 500 francs congolais, soit une augmentation significative en l’espace de quelques jours.
Interrogé sur cette flambée des prix, le Service urbain de l’Économie a avancé plusieurs explications liées aux difficultés d’approvisionnement du marché local. Dans un entretien accordé ce lundi 8 juin 2026, l’inspecteur Martin Mbuyi, chef du personnel de ce service, a indiqué que cette situation résulte principalement du manque de mécanismes permettant de contrôler efficacement les circuits d’approvisionnement du maïs.
Selon lui, les autorités économiques ne disposent pas d’informations précises sur les prix d’achat pratiqués par les commerçants auprès des producteurs, ni sur les différents coûts supportés avant la commercialisation. Cette réalité s’explique notamment par la multiplicité des sources d’approvisionnement provenant de plusieurs villages, proches ou éloignés de la ville.
« Une grande quantité de maïs entre à Mwene-Ditu par des voies non officielles en provenance de diverses localités. Cette situation complique le suivi des prix et rend difficile l’établissement d’un tarif stable sur le marché », a expliqué l’inspecteur Mbuyi.
Face à cette situation, le responsable du Service urbain de l’Économie a appelé la population à s’impliquer davantage dans les activités agricoles afin de renforcer la production locale. Il estime que l’insuffisance de l’offre par rapport à la demande demeure la principale cause de la hausse actuelle des prix.
« Lorsque la production baisse alors que la demande reste forte, les prix augmentent automatiquement », a-t-il souligné.
Malgré ces explications, plusieurs habitants de Mwene-Ditu demeurent préoccupés par la persistance de cette hausse, d’autant plus qu’elle intervient durant une période généralement marquée par les récoltes du deuxième cycle agricole.
Les consommateurs appellent ainsi les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour lutter contre la spéculation et veiller à une meilleure régulation des prix sur les marchés afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Prince Kapia, Mwene-Ditu


