Kasaï oriental : vers la reprise des activités à la SACIM, Jean-Paul Mbwebwa insiste sur le paiement des travailleurs avant le 6 Avril
Plus d’une année, les travailleurs de la Société Anhui-Congo d’investissement Minier SACIM sont préoccupés par leurs conditions de vie, exacerbées par des arriérés de salaires s’élevant à environ 12 ou 14 mois. Cette situation a paralysé cette grande unité de production du Grand Kasaï et a conduit les travailleurs à cesser les activités. Face à cette crise, le gouverneur a convoqué les responsables de la SACIM mardi 1er avril 2025 pour explorer les voies de sortie.
Jean-Marie Tshikuna, coordonnateur adjoint intérimaire de la SACIM, a relayé les attentes du gouverneur à l’issue de cette rencontre.
« L’autorité de la province étant au courant de l’arrêt de travail du côté de la SACIM, cela ne l’a pas réjoui. Il ne cesse de déployer des efforts pour ramener la paix sociale et améliorer les conditions des travailleurs, notamment en veillant à ce que leurs revendications salariales soient satisfaites et que la production reprenne« , a-t-il expliqué.
La relance de l’activité reste conditionnée à un geste de bonne volonté de l’employeur.
« Comme il l’avait dit lors de la précédente réunion, la relance pour lui est conditionnée d’abord par un geste de bonne volonté de l’employeur pour payer tant soit peu quelques mois, et ce n’est qu’après que nous pourrons reprendre« , a précisé Tshikuna.
Le gouverneur a insisté sur la nécessité d’assurer un service minimum, notamment le gardiennage des installations pour empêcher les inciviques à piller les matériels.
« Il a marqué là-dessus pour que le service minimum soit en application, car il ne sert à rien d’apurer les arriérés si, entre-temps, le chantier et les installations sont détruits par des inciviques« , a rapporté le coordonnateur adjoint intérimaire.
Dans cette optique, deux camions-remorques ont été envoyés à Mwene-Ditu afin de récupérer une grande partie des pièces de rechange et du matériel indispensable au traitement du diamant, une étape essentielle pour préparer la reprise des activités.
Tout en reconnaissant le droit de grève inscrit dans la Constitution et le Code du travail, le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo a exhorté les travailleurs à l’exercer dans le respecter du cadre légal.
« Il demande aux travailleurs de grever dans le respect de la loi, sans destructions méchantes ni injures envers la hiérarchie« , a souligné Tshikuna.
Alors que la semaine avance, la pression monte sur l’employeur, sommé par le gouverneur lors de la réunion précédente d’effectuer un premier versement cette semaine.
« On est encore au début de la semaine, nous continuons d’attendre et nous avons l’espoir que cela pourra être réalisé« , a conclu Tshikuna.
Enock MUTEBA MAZELA


