Kasaï oriental : « Quand un problème se pose sur les voies de communication, il y a hausse de prix » Jean-Louis Kasonga
Plusieurs aliments de base connaissent une flambée tragique de prix sur le marché de Mbujimayi, le cas du sucre et de la boisson. Une situation qui ne laisse indifférent aucun Est-Kasaïen. Pour se faire, le ministre provincial de l’économie et finances Jean-Louis Kasonga a circonscrit ce lundi 22 mars les contours de cette situation socio-économique.
« C’est une situation connue de tous. Elle ne peut pas nous échapper. A part la situation de l’infrastructure délabrée, nous avons la situation de la position stratégique de la province qui est totalement enclavée(… )C’est ce qui est à la base de la hausse de prix. Chaque fois qu’il y a un problème sur les axes, nous subissons des prix exorbitants parce que nous sommes enclavés et quand un problème se pose sur les voies de communication, il y a la hausse de prix. Ce n’est pas de la sorcellerie mais c’est une réalité tout a fait palpable, qui nécessite un travail en profondeur » a-t-il indiqué à coulisses.net
Comme remède, Jean-Louis Kasonga annonce un lobbying du gouvernement provincial auprès des acteurs économiques envue d’une solution palliative.
« Qu’est ce que nous nous envisageons? A court terme, nous sommes en contact avec des partenaires, des entreprises publiques qui entrent en compétition dans nos approvisionnement. Nous avons appris que la SNCC connait un problème de Wagon et locomotive. Nous sommes en contact avec eux afin qu’ils puissent penser à résoudre ce problème le plus tôt possible parce que nous subissons l’asphyxie. C’est un lobbying que l’autorité provinciale engage pour pouvoir tant soit peu diminuer les peines des Est-Kasaiens » a-t-il fait savoir.
Il a par ailleurs rappelé que le délabrement de l’infrastructure est aussi à la base de l’instabilité des investisseurs.
« Vous avez constaté que beaucoup d’investisseurs qui viennent ne tardent pas à plier bagages et rentrer. Pourquoi ? Parce que l’infrastructure est inexistante. Un investisseur qui trouve que les routes sont dans un état de délabrement très avancé et que cette situation l’amène à faire beaucoup plus de dépenses que ce qui est prévu par son projet(…) » a-t-il précisé.
Actuellement, un verre de sucre vendu à peu près 300fc est à 900fc voire 1000fc. Un sac de braise qui se négociait à environ 18.000fc s’achète à plus de 25.000fc et une bouteille de la boisson est passée de 5.000fc à 8.000fc.
Patrick Kabuya


