Kasaï Oriental : Le Ministère de la formation professionnelle vulgarise sa politique nationale dans les provinces grâce à Enabel

Kasaï Oriental : Le Ministère de la formation  professionnelle vulgarise  sa politique nationale dans les provinces grâce à Enabel
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Après Kolwezi, la politique nationale de la formation professionnelle à l’horizon 2030 en République Démocratique du Congo, a été vulgarisée par le ministère de la formation professionnelle, en vue de son appropriation et son opérationnalisation par les acteurs locaux de l’écosystème Formation, Emploi et Entrepreneuriat, à l’issue d’un atelier organise à Mbujimayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental, au centre de la République Démocratique du Congo.

 » La politique nationale de la formation professionnelle est un outil stratégique de la planification élaborée sur base du plan national stratégique de développement de la République Démocratique du Congo et du programme d’actions du gouvernement. Maintenant, il faut une planification opérationnelle. Et par rapport à ça, il fallait que tous ces acteurs de l’écosystème soient mis à niveau par rapport à l’élaboration du plan d’action opérationnel propre au Kasaï Oriental « , a déclaré Natacha Inguwa, directeur chef de service en charge d’études et planification au ministère de la formation professionnelle à l’issue de cinq jours d’atelier d’appropriation et d’opérationnalisation.

Pour convertir la planification stratégique en planification opérationnelle, les acteurs de l’écosystème de la formation professionnelle ont appris comment élaborer les différents outils de planification élaborés et validés au niveau du ministère national du plan, notamment le plan de travail annuel (PTA), le plan d’action opérationnelle (PAO), le plan de travail budgétisé annuel (PTBA) et la feuille de route.

 » Cinq jours n’ont pas suffit pour élaborer tous les plans. Ce que nous attendons d’eux [participants] c’est l’élaboration d’un plan d’action opérationnelle et nous osons croire que dans les jours à venir le Kasaï Oriental aura son plan d’action opérationnelle propre parce que la politique est nationale mais chaque province a ses réalités avec des objectifs spécifiques à poursuivre. Alors, nous voulons que dans ce plan d’action opérationnelle que les acteurs locaux de l’écosystème puissent nous montrer ce qui a comme priorités spécifiques au Kasaï Oriental et c’est ce qui va nous aider à avoir le plan opérationnel au niveau du Kasai Oriental « , a-t-elle souligné.

Selon Eugénie Kazadi Matanda, directeur provincial de la formation professionnelle au Kasaï Oriental, la politique nationale de la formation professionnelle s’articule autour de quatre axes qui sont la qualité de la formation, l’accompagnement à l’insertion socio-économique, les partenariats et la gouvernance du secteur de la formation professionnelle.

Défis de formation professionnelle au Kasaï Oriental évoqués


D’après Buddy Budiadia Mukadi, conseiller du ministre d’État de la formation professionnelle en charge des questions techniques et des réformes, les échanges avec les acteurs locaux de l’écosystème ont permis de comprendre que le Kasaï Oriental a plusieurs défis. Il s’agit de la démographie qui fait de la jeunesse une tranche de la population majoritaire qui doit être accompagnée en tenant compte des besoins présents et futurs, la création de l’emploi à travers des formations pour la valorisation de la main-d’œuvre locale.

Pour Léandre LANKOANDE chef de Programme à Enabel Kasaï-Oriental Lomami et Sankunru, l’appui d’Enabel à cette mission est l’expression de la disponibilité de son organisation à poursuivre l’accompagnement aux côtés du Gouvernement congolais, des autorités provinciales et de l’ensemble des partenaires.

À travers le Projet Formation, Emploi et Entrepreneuriat, mis en œuvre par Enabel dans le cadre de la coopération bilatérale entre la République Démocratique du Congo et le Royaume de Belgique, nous avons pu accompagner à ce jour plus de2 000 jeunes dans leur parcours d’insertion professionnelle.

Parmi eux, 1 064 jeunes ont déjà accédé à un emploi, à un stage professionnel ou à une activité génératrice de revenus durable.

Ces résultats démontrent qu’une formation de qualité, connectée aux besoins réels du marché, produit des effets concrets sur la vie des jeunes et sur le développement économique local.

Alain Nkashama, l’un des acteurs locaux de l’écosystème Formation, Emploi et Entrepreneuriat revient ici sur le bénéfice de cet atelier. Alain Nkashama

A côté de l’Equipe du ministère de la Formation professionnelles on a noté la présence de Evelyne Schroé, Première Secrétaire à la Coopération de l’Ambassade de Belgique en République Démocratique du Congo.

Sabin MISAKABU MBUYI

Rédaction

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