Kasaï oriental : la MESP renforce l’accès aux soins grâce à l’ajout de nouvelles structures sanitaires et appelle les enseignants au respect du circuit de prise en charge
Dans le cadre de sa campagne de sensibilisation des enseignants, la Mutuelle de Santé des Enseignants de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (MESP) Kasaï oriental a échangé, mercredi 17 juin, avec les enseignants et chefs d’établissements de la sous-division de Mbujimayi 1.
Organisée dans l’une des salles de l’athenée de Mbujimayi, située dans la commune de la Muya, cette rencontre visait à dissiper les rumeurs et les fausses informations qui circulent au sujet de la prise en charge médicale offerte aux membres de la mutuelle.
Après la présentation de la délégation, le coordonnateur provincial de la MESP Kasaï oriental, Papy-René Kadima Cilombo, a rappelé la mission de cette association mutualiste. Il a souligné que la MESP a pour vocation de garantir aux enseignants un accès à des soins de santé de qualité. Cette couverture médicale s’étend également au conjoint ainsi qu’à trois enfants du bénéficiaire.

Profitant de cette occasion, il a annoncé l’intégration de nouvelles structures sanitaires au réseau des établissements agréés. Parmi celles-ci figure la Clinique Saint-Raphaël, spécialisée dans la prise en charge des pathologies ophtalmologiques, des affections devenues fréquentes chez les professionnels de la craie. Selon lui, l’extension du réseau sanitaire vise à rapprocher davantage les services de santé des enseignants.
Le coordonnateur provincial a également invité les enseignants qui ne se sont pas encore enregistrés à le faire sans tarder, tout en exhortant ceux déjà affiliés à respecter scrupuleusement le circuit de prise en charge médicale.

Intervenant à son tour, le médecin-conseil de la MESP Kasaï oriental, Gustavo Mbayabu Muamba, a expliqué aux participants le fonctionnement du circuit de référence du système sanitaire congolais. Il a rappelé que, sauf en cas d’urgence, tout patient doit d’abord consulter un centre de santé avant d’être orienté vers un hôpital.
Le médecin a également mis en garde contre l’automédication. Il a exhorté les enseignants à signaler aux prestataires tout médicament déjà consommé avant la consultation. Il a précisé que les bénéficiaires contraints de recourir à une structure non agréée en raison d’une urgence doivent en informer la MESP dans un délai de 48 heures.
« Lorsqu’apparaissent les premiers signes d’une maladie, il est important de consulter d’abord la structure sanitaire de première ligne. Le non-respect de cette procédure complique souvent la prise en charge », a-t-il insisté.
À l’issue de la séance, plusieurs participants ont salué la qualité des services offerts par la MESP et les efforts entrepris pour améliorer l’accès aux soins de santé des enseignants.
Depuis son implantation au Kasaï oriental, la MESP compte actuellement 12 structures sanitaires agréées, dont huit de première ligne et quatre de deuxième ligne, parmi lesquelles figure une clinique spécialisée.

Enock MUTEBA MAZELA


