Kasaï oriental : cinq mouvements politiques et sociaux s’opposent fermement au projet de révision constitutionnelle
Les forces politiques, sociales et citoyennes du Kasaï Oriental ont lancé une déclaration commune pour exprimer leur opposition catégorique au projet de révision constitutionnelle initié par le Président de la République. Dans un document signé par plusieurs représentants de mouvements et structures, ils dénoncent une tentative visant à concentrer le pouvoir entre les mains d’une seule personne et d’une seule institution.
Les signataires de cette déclaration estiment que cette initiative constitue une menace pour l’équilibre des pouvoirs et les libertés fondamentales chèrement acquises par le peuple congolais. Ils rappellent les nombreux sacrifices consentis pour l’instauration d’une jeune démocratie, dont certains ont payé de leur vie. « Nous ne pourrions cracher sur ces efforts collectifs », peut-on lire dans la déclaration.
Le texte insiste également sur l’urgence de préserver les acquis démocratiques :
« La République Démocratique du Congo ne devrait pas se réduire aux ambitions personnelles, au risque de sombrer dans un statut quo qui frise la médiocrité. »
Les forces politiques et sociales réaffirment ainsi leur attachement à la Constitution, à la séparation des pouvoirs et à la protection des libertés publiques.
Dans leur déclaration, les signataires appellent les citoyens du Kasaï Oriental à se mobiliser pacifiquement pour défendre la Constitution et protéger l’avenir démocratique du pays. Ils encouragent une lutte menée avec « bravoure et non-violence active », tout en soulignant que cette action est essentielle pour préserver un avenir commun.
« Nous l’avons déjà fait, et nous pouvons encore le refaire, » rappellent-ils avec détermination.
Parmi les signataires de cette déclaration figurent plusieurs personnalités issues de diverses structures politiques et sociales : l’UDA originelle, la Lucha, l’Ecide, Filimbi et Envol.
Ces représentants réaffirment leur unité face à ce qu’ils considèrent comme une manipulation politique visant à affaiblir les institutions démocratiques et à museler les voix dissidentes.
Ronsard Luabeya


