Kasai oriental : Africa Sans Haine (ASH) sensibilise les journalistes, les acteurs de la société civile et de partis politiques à la lutte contre les discours de haine en période électorale
La haine ne devrait jamais être utilisée comme un argument électoral. C’est cet appel qui a été lancé, samedi 14 janvier, aux cadres de la société civile, des partis politiques et des journalistes au cours d’un atelier de renforcement des capacités. Cet atelier a porté sur le thème : « Lutte contre les discours de haine et la désinformation en période électorale en RDC ». C’était sous la facilitation de Jean-Hubert Bondo, directeur d’Africa Sans Haine (ASH).
Cette activité est organisée dans un contexte, où la République démocratique du Congo se prépare à de nouvelles élections prévues en 2023. Souvent, ce contexte électoral est caractérisé par la propagation des discours de haine. Ce qui entraine des divisions et des violences. Ainsi, l’atelier est l’occasion de prévenir tout cela et amener les acteurs de l’espace public à plus de responsabilité afin de limiter leurs propagations en ligne ou dans la société.
Dans son exposé, Jean-Hubert Bondo a, en effet, proposé quelques stratégies de lutte contre les discours de haine. Il a cité notamment le « Naming and Shaming », l’amplification des voix positives et l’organisation des campagnes médiatiques à travers les médias traditionnels et les médias sociaux.
D’après lui, « le Naming and Shaming consiste à dénoncer le discours de haine et son auteur ». Ce qui a pour conséquence de l’exposer à la clameur publique. Jean-Hubert Bondo explique que dans le contexte électoral de la République démocratique du Congo, cette stratégie du Naming and Shaming est nécessaire pour décourager les auteurs des discours de haine et les en dissuader à l’avenir.
Pour ce qui est de l’amplification des voix positives, le facilitateur a laissé entendre qu’il « est indispensable de mettre en lumière des personnalités éminentes de tout bord qui prônent la paix, l’unité, la réconciliation et la cohésion sociale en période électorale en République démocratique du Congo. Relayer leurs messages positifs ». Raison pour laquelle il encourage les journalistes, les membres des partis politiques et de la société civile à faire recours à cette stratégie pour brouiller les voix qui émettent des discours haineux et dangereux.
Soutenant qu’il faut organiser des campagnes médiatiques, Jean-Hubert Bondo fait savoir qu’il est important de lancer de hashtag sur les médias et les réseaux sociaux pour défendre une cause ou dénoncer les discours de haine. D’après lui, cela permet d’attirer l’attention de tous sur le danger que présentent certains discours.
Il faut noter qu’au total, 30 personnes notamment, 10 membres des partis politiques, 10 journalistes et 10 acteurs de la société civile, ont suivi ce renforcement de capacités dans la salle Marie-Agnès.
Ronsard Luabeya


