Cuivre congolais : la Tshopo et le Maniema s’ouvrent au marché international sous l’impulsion du CEEC

Cuivre congolais : la Tshopo et le Maniema s’ouvrent au marché international sous l’impulsion du CEEC
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La province de la Tshopo à signé ce samedi 25 avril 2026 en signant son tout premier certificat d’origine pour l’exportation de cuivre. Cet acte, posé conjointement par Annie Sheka Wembo, cheffe de division provinciale des Mines de la Tshopo, et Mulaja Kabamba Francis, Directeur provincial intérimaire du Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification (CEEC), marque un tournant majeur dans l’histoire minière de la République démocratique du Congo.

La signature a précédé une visite stratégique du dépôt de TMK, où est entreposée la cargaison destinée à Hong Kong. Au-delà de sa portée symbolique, l’événement ouvre un nouveau corridor économique pour la Tshopo et le Maniema, longtemps restés en marge des circuits classiques d’exportation.

Le rôle déterminant du CEEC

Le CEEC s’est imposé comme l’acteur clé de cette avancée. Pendant près d’un mois, une équipe technique venue de Kinshasa et du Katanga a travaillé sur le terrain afin de garantir la conformité et la traçabilité des minerais.

Mulaja Kabamba Francis a salué cet engagement exceptionnel : « Cette opération, lancée il y a plus de trois ans, connaît aujourd’hui une issue heureuse grâce à la mobilisation totale de la direction générale du CEEC. Du président du conseil d’administration au directeur général, en passant par le directeur général adjoint et toute l’équipe technique, tous ont consenti d’énormes sacrifices. Pendant un mois, ces experts ont quitté leurs familles pour encadrer cette première expérience dans la Tshopo. »

Le CEEC s’est affirmé comme garant de la crédibilité du processus : « Nous sommes l’autorité de certification. Nous confirmons que les minerais ont été contrôlés et que toutes les procédures ont été respectées. De Lubutu, avec la coopérative COMACO, jusqu’à Kisangani, la traçabilité a été assurée dans les normes. Malgré les défis liés à une première opération, nous avons privilégié la rigueur et la conformité. Aujourd’hui, tout le monde peut être rassuré. »

Une rupture avec le monopole du Katanga

Jusqu’ici, seuls les certificats d’origine du cuivre émis dans le Grand Katanga étaient reconnus. Avec cette signature, la Tshopo brise un monopole historique et s’impose comme une nouvelle place minière stratégique.

« Nous sommes heureux d’être témoins de l’histoire. Depuis que notre pays est reconnu comme un scandale géologique, un tel certificat n’avait jamais été délivré en dehors du Katanga, du Haut-Katanga et du Lualaba. La Tshopo devient aujourd’hui la première province à ouvrir une nouvelle voie d’exportation du cuivre », a déclaré Mulaja Kabamba Francis.

Des perspectives économiques inédites

Au-delà de l’acte administratif, cette première exportation ouvre la voie à une transformation profonde du tissu économique local.

« La Tshopo et le Maniema sont bénis par cette opération. Vous allez voir les retombées. La Tshopo va rayonner comme le Katanga. Si aujourd’hui le Katanga est le poumon économique du pays, c’est grâce au cuivre et au cobalt. Désormais, la Tshopo et le Maniema entrent sur la liste restreinte et prestigieuse », a-t-il projeté.

Dans une vision tournée vers l’avenir, il ajoute :
« D’ici deux ou trois ans, vous verrez comment Kisangani va se transformer : une ville prospère, développée et dynamique. C’est notre souhait le plus profond. Cette filière va générer des opportunités, renforcer l’économie de la province et améliorer les conditions de vie. »

L’appui des autorités provinciales

Cette réussite est également le fruit de l’implication du ministère des Mines, dont l’accompagnement a permis de lever les obstacles opérationnels.

« Nous remercions la division provinciale des Mines, en particulier le ministre provincial, qui s’est investi jour et nuit. Partout où il y avait des blocages, la province a répondu présente. Eux aussi verront les retombées de cette filière, qui sera bénéfique pour tous », a conclu le responsable provincial du CEEC.

Avec cette première exportation vers Hong Kong, la Tshopo ne se contente pas d’entrer dans le cercle des provinces minières exportatrices : elle redéfinit son avenir économique. Portée par l’expertise du CEEC et une volonté politique affirmée, la province s’ouvre désormais à des perspectives de croissance inédites.

Rédaction

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