Crise rwando-Congolaise: premier face-à-face Tshisekedi-Kagame, pour quels résultats ?
Va-t-on effectivement vers le déploiement de la force régionale à l’Est de la République Démocratique du Congo pour mettre fin aux tueries orchestrés par les M23 avec l’appui du Rwanda ? C’est en effet la question qui préoccupe plusieurs observateurs qui suivent l’évolution du 3 ème conclave des Chefs d’État de l’EAC, qui se tient depuis ce lundi 20 juin à Nairobi au Kenya. Depuis le début de la crise entre les deux pays, c’est la première fois que Tshisekedi et Kagame se rencontrent, en compagnie de leurs homologues de la région dont notamment Evariste Ndayishimiye (Burundi), Salva Kiir (Soudan du Sud), et Uhuru Kenyatta (Kenya).
L’émissaire de l’Union africaine (UA) et président en exercice de la CIRGL, Joâo Lourenco, avait vivement souhaité que les deux hommes se rencontrent. Chose faite. D’aucuns se demandent si le conclave va décider d’en finir une fois pour toutes avec les M23 par le déploiement de la force régionale décidée par l’EAC. Au menu de ce conclave, il y a le rapport de la réunion des chefs d’état major généraux des pays de l’EAC qui s’est tenue la veille ainsi que les consultations menées par l’équipe du secrétariat mixte RDC-Kenya dans les provinces de l’Est de la RDC.
Après le huis clos, les ministres notamment des affaires étrangères vont se joindre aux Chefs d’État, avant les discussions directes sur l’agression de la RDC par le Rwanda ainsi que l’activation de l’option militaire tel que convenu au dernier conclave du 21 avril.
Kinshasa accuse Kigali d’être impliqué dans la guerre à l’Est, avec preuves à l’appui. Les États-Unis d’Amérique dénoncent également l’implication du Rwanda. Mais Paul Kagame rejette en bloc toutes les accusations. D’après la présidence congolaise, 56 groupes armés et 40 leaders congolais ont été consultés par les experts de la RDC et du Kenya dans le cadre du processus dit de Nairobi.
De ce conclave, la population n’attend plus que des solutions urgentes et appropriées pour mettre fin aux tueries et massacres perpétrés par les groupes rebelles dont le M23 avec l’appui du Rwanda. Les congolais attendraient aussi la condamnation de Kigali par l’EAC.
Christelle K.


