Bombardements à Minembwe : le MCLA rejette les accusations de Moïse Nyarugabo et réclame un démenti public
Le Mouvement citoyen de lutte contre les antivaleurs pour un Congo émergent (MCLA/RDC) a vivement réagi aux déclarations de l’ancien sénateur Moïse Nyarugabo, qui attribuent à Kinshasa et au Burundi la responsabilité des bombardements ayant causé des pertes civiles à Minembwe, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Dans un communiqué publié dimanche 28 juin à Uvira, l’organisation qualifie ces propos de « désinformation » et exige leur retrait public.
Signé par le coordonnateur national du mouvement, Alphonse Mufariji, le document estime que les accusations portées contre les autorités congolaises et burundaises sont « sans fondement » et risquent, selon le MCLA, d’induire en erreur l’opinion publique tant nationale qu’internationale.
Le mouvement affirme que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ne ciblent pas les populations civiles dans leurs opérations militaires. Il soutient que la doctrine de l’armée congolaise accorde une priorité à la protection des civils et à la limitation des dommages collatéraux lors des interventions sur le terrain.
Dans son communiqué, le MCLA avance également que les pertes civiles enregistrées dans certaines zones de conflit seraient liées à la présence de positions militaires, de dépôts de munitions et de pièces d’artillerie installés au milieu des habitations par les combattants du M23. L’organisation accuse ce groupe armé d’utiliser les populations civiles comme boucliers humains avant d’imputer les conséquences des affrontements aux FARDC.
Le mouvement rappelle par ailleurs les violations des droits humains qu’il attribue au M23 dans l’est de la RDC, notamment des massacres, des pillages, des recrutements forcés d’enfants ainsi que l’occupation de plusieurs localités. Selon lui, les accusations formulées contre Kinshasa s’inscrivent dans une stratégie visant à détourner l’attention des responsabilités du groupe rebelle.
Le MCLA demande à Moïse Nyarugabo de revenir publiquement sur ses déclarations concernant les bombardements de Minembwe. L’organisation réaffirme, enfin, son engagement à lutter contre la désinformation et à défendre, selon ses termes, « la vérité et les intérêts de la République démocratique du Congo ».
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