Affaire Life Lifoko: le ministre de la Justice s’engage à rendre justice à l’élève assassiné à Ngiri-Ngiri
Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngeda Atondoko, a reçu mercredi 4 février 2026, dans son cabinet de travail, les parents de Life Lifoko Isolena, élève de la 4ᵉ année des humanités, sauvagement assassiné le lundi 26 janvier dernier devant son établissement scolaire, dans la commune de Ngiri-Ngiri, à Kinshasa.
Profondément éprouvés par la perte tragique de leur fils, les parents de la victime ont exprimé au ministre toute leur douleur face à ce drame survenu alors que Life Lifoko n’était encore qu’à l’âge de l’adolescence. Dans un climat marqué par la tristesse et l’émotion, ils ont sollicité l’implication personnelle du ministre de la Justice afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que justice soit rendue sans complaisance.
Revenant sur les circonstances du drame, le père de la victime a expliqué qu’un différend lié au paiement du minerval, pourtant en voie de régularisation, aurait été à l’origine de la situation. Selon son témoignage, bien que l’argent ait été perçu et une dérogation accordée, l’élève aurait été chassé de l’école, se retrouvant ainsi sans protection, exposé à des menaces qui se sont malheureusement concrétisées de manière irréversible.
Le père de Life Lifoko a, par ailleurs, dénoncé ce qu’il considère comme une grave défaillance du système de protection en milieu scolaire, ainsi que l’absence de mécanismes de secours et de prise en charge adéquats pour les élèves en situation de vulnérabilité.
De son côté, le ministre d’État, ministre de la Justice, a exprimé sa compassion et son soutien aux parents endeuillés. S’indignant de cet acte ayant coûté la vie à un élève dans un cadre censé garantir sécurité et encadrement, Guillaume Ngeda Atondoko a réaffirmé son engagement en faveur d’une justice équitable et impartiale.
Il a assuré suivre personnellement ce dossier afin que les présumés auteurs, déjà identifiés et mis à la disposition de la justice, soient jugés conformément à la loi et répondent de leurs actes.
Les suspects sont actuellement détenus à la prison centrale de Makala et que la procédure judiciaire se poursuit dans le strict respect des règles en vigueur.
Antoine BANZA


