Kasai oriental: La Miba, Et si on reflechissait à un plan stratégique de sauvegarde ?
Il y a lieu de dire que c’est un document solution miracle que viennent de sortir les agents de la Miba. Eux qui ont vécu, au cours de cette dernière décennie, une crise aiguë et multiforme caractérisée par l’effondrement de sa production de son outil, de ses finances et de la paupérisation de son personnel. Ils ont bien voulu donner de la voix. Une chose pouvait changer grâce à eux. Car, ce sont eux qui connaissent les causes de la chute mieux que qui d’autres. Ils ont écrit une lettre qu’ils ont appelée « Réflexion sur la planification stratégique de sauvegarde de la Miba »
Dans une lettre qu’ils ont adressée au chef de l’Etat le 13 février, ils décrivent ce qu’ils ont vécu, ce qu’ils ont enduré pendant toutes ces années, ce qui freine le vrai décollage. La vétusté de l’outil de production, le manque de fonds de roulement, le vol institutionnalisé des diamants dans les unités de traitement et à la centrale de triage, l’accroissement des charges fixes relatives au personnel sous utilisé, l’absence prolongée d’un leadership approprié à tous les niveaux de l’entreprise, ce sont autant de problèmes qu’ils ont cherchés à faire connaître au chef de l’Etat.
La Miba a besoin des capitaux extérieurs
« La Miba est dès lors plongée dans une situation catastrophique qui rend impossible la relance de ses activités avec les fonds propres, car elle enregistre à ce jour une dette à court terme estimé à 247.387.900 $ dont 165.625.688.22 $ de la dette sociale. Dans l’ensemble, les dettes de la Miba peuvent être ramenées approximativement à 270.000.000 $ en ajoutant le prêt de 5.000.000 $ contracté auprès de la Gecamines, en fin décembre 2019 », décrivent-ils.
Pour la relance de la Miba, cette société a besoin des capitaux extérieurs, souhaitent-ils, ajoutant que l’investissement souhaité doit incorporer et garantir le paiement des dettes sociales et d’autres fournisseurs, car la dette de la Miba relève de la responsabilité exclusive de la Miba et non de la joint venture.
Il faut signer avec la SN Africa Fondation
Dans leurs revendications, les agents Miba veulent que la SN Africa Fondation, une société hollandaise, envisagé finaliser avec la Miba, un contrat de partenariat dans le cadre d’un financement de 621 millions dollars.
Ledit financement a été négocié pour un délai de 2 ans, un taux d’intérêt de 3,5%, une durée de remboursement de 20 ans. Les entreprises seront mises en place, seront des entreprises conjointes de droit congolais, ayant une structure de l’actionnariat entre 51 % et 49%.
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