Grand Kasaï : «en 2022, le projet PRISE a réalisé un record exceptionnel 94% de taux d’exécution physique», selon le coordonnateur national Déo Nsunzu

Grand Kasaï : «en 2022, le projet PRISE a réalisé un record exceptionnel 94% de taux d’exécution physique», selon le coordonnateur national Déo Nsunzu
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Le Projet de Renforcement des Infrastructures Socio-économiques de base dans la région centre de la RDC (PRISE) a réalisé en 2022 un record jamais enregistré auparavant. Le taux d’exécution physique est de 94% tandis que celui d’exécution financière est de 93%. C’est le bilan que le coordonnateur national de ce projet qui couvre cinq provinces (Kasaï, Sankuru, Lomami, Kasaï central et Kasaï oriental) a adressé dans un entretien exclusif accordé à coulisses.net.

« Comme bilan pour 2022, ça n’a pas été facile pour nous. Nous avions des objectifs que nous nous étions assignés. Aujourd’hui je pourrai dire que pour 2022 au 31 décembre, nous avons atteint pratiquement 94% pour ce qui est de taux d’exécution physique et 93% pour ce qui est de taux d’exécution financière de projet PRISE. Ça, c’est quand même un exploit depuis que nous avons commencé. Et généralement, vous savez bien que dans la gestion du projet pour ce qui est de financement extérieur, il y a un minimum qui est exigé pour ce qui est de décaissement sur le plan budgétaire annuel. Donc nous avons vraiment explosé en termes de taux d’exécution d’abord financière et physique », a-t-il fait savoir Déo Nsunzu Kabua Ka Ntanda.

Il a en outre précisé que le projet PRISE est déjà dans la phase d’achèvement des travaux qui sont en cours d’exécution notamment les adductions en eau potable en milieu rural, les mini réseaux qui sont faits sur base d’un forage, d’un château d’eau et d’un réseau et certains ouvrages. Dans les provinces du Kasaï oriental et Kasaï central, ces ouvrages d’adduction d’eau ont été remis aux autorités. La tâche reste aux autorités provinciales qui doivent en effet mettre en place des régies provinciales, avec une équipe complète pour la gestion de ces ouvrages de grande envergure construits pour la première fois dans la zone.

Par ailleurs, plusieurs autres ouvrages d’adduction d’eau dont la construction est terminée, seront remis aux populations bénéficiaires d’ici le mois d’août ou septembre de l’année en cours. Dans sa zone d’intervention, le projet PRISE compte des écoles qui ont déjà été construites et équipées, des centres de santé construits et équipés, des adductions d’eau dans d’autres provinces.

L’implication des autorités politiques, véritable bouffée d’oxygène

Les prouesses réalisées par le projet de renforcement des infrastructures socio-économiques de base dans la région centre de la RDC l’ont été grâce notamment à l’implication totale des autorités politiques. Déo Nsunzu qui le mentionne, remercie le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour s’être impliqué afin d’avoir une issue dans l’acheminement des matériels bloqués à Lubumbashi. Il remercie aussi le ministre de développement rural François Rubota qui ne cesse de faire des suivis réguliers sur terrain pour se rassurer de l’exécution de tous ces ouvrages.

« Pour ce qui est de l’année 2022, nous avons doublé des efforts et aussi nous avons constaté l’implication surtout des autorités surtout au plus haut niveau notamment le ministre de développement rural et aussi au niveau de la présidence notamment le Chef de l’État lui-même qui s’est impliqué pour la partie volet urbain de la ville de Mbujimayi où les conduites notamment les matériaux ont été bloqués au niveau de la SNCC. Les instructions ont été données notamment par le ministre de développement rural et par la haute hiérarchie notamment la présidence où les équipes sont même descendues à Lubumbashi et ça été débloqué. Ça quand même booster un peu parce que le chronogramme et nous espérons que, entre le 24 et le 25 décembre nous aurions déjà fini », explique le coordonnateur national du projet PRISE.

Bien qu’un retard d’une vingtaine de jours est enregistré dans le chronogramme des activités à cause de l’acheminement des matériels, Déo Nsunzu reste cependant serein: «nous espérons que d’ici la fin de ce mois ici [janvier], parce que ça décalé de 20 jours, nous espérons que la ville de Mbujimayi notamment les deux communes, Diulu et Dibindi dans la totalité, pourront avoir de l’eau et une partie aussi d’une autre commune. C’est déjà quelque chose de très très positif pour nous», confie-t-il.

Enfin, dans le bilan de ce projet, Déo Nsunzu annonce le début imminent de la deuxième phase du projet dont le financement a comme été négocié par le gouvernement. « Nous nous attelons à commencer ce projet tout en espérant que la durée de ce projet c’est de cinq ans. Mais nous essayons de faire le maximum possible, déjà pour ce mois de janvier, le mois de février pour que certaines activités commencent déjà sur terrain en vue d’accélérer parce que la difficulté est énorme dans la zone d’intervention du projet», signale-t-il.

Marc Valentin Kalcind

Rédaction

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