RDC: Congo Hold-up, Patrick Muyaya déclare que le parquet général s’est déjà saisi d’une partie de l’affaire
Réagissant à l’enquête menée par les médias et les chercheurs sur l’ancien président Joseph Kabila, Patrick Muyaya, ministre de communication et médias, déclare que les nouvelles qui sont sorties ne sont pas surprenantes. Car la BGFI bank indexée dans ce dossier a reconnu l’affaire et se dit prête à rembourser une partie de l’argent de façon graduelle. Pour lui, certains services de l’État avaient répondu aux questions lui adressées par le consortium des médias qui ont fait ces révélations.
« Parce qu’il y a une différence entre le travail qui est fait par exemple par l’IGF ou par nos services et le travail qui est fait par les professionnels des médias. Les professionnels des médias ont étudié des dossiers qui étaient connus, ils ont donné des éléments. Pour les enquêtes, les questionnaires ont été envoyés aussi aux services de l’État habilités sur ce sujet à la Banque Centrale, au ministère des Finances, à l’inspection générale des Finances et les collègues ou membres du gouvernement ont collaboré, ont donné des éléments d’informations », a déclaré Patrick Muyaya lundi 22 novembre lors d’un briefing conjoint avec son collègue de l’industrie Julien Paluku.
Le porte-parole du gouvernement affirme que des faits ont été reconnus. « Il y a eu des discussions entre l’Inspection générale des finances, la Banque Centrale du Congo et la BGFI BANK, il y a un accord aujourd’hui», précise Patrick Muyaya.
Il ajoute que « la Banque (BGFI bank) s’est engagée à rembourser la somme de près de 43 millions USD qui ont été utilisées». Le ministre signale que un autre volet de l’affaire se trouve déjà au parquet général. Pour le moment, il faut aussi à la justice de faire son travail, explique Patrick Muyaya : « le temps de la presse n’est pas le temps de la justice, ça c’est ce qui se passe pour ce dossier ».
Patrick Muyaya informe que la ministre de la justice a écrit au parquet le 20 novembre dernier pour se saisir de l’affaire. « Elle a donné injonction aux fins d’enquêtes et des poursuites parce que nous ne pouvons pas comme gouvernement rester insensible à de telles allégations. Donc le moment venu la justice se saisira du dossier, les personnes qui sont concernées seront invitées pour donner leurs éléments parce qu’il faut faire la différence entre une enquête journalistique et une enquête judiciaire », a-t-il rassuré.
Ronsard Luabeya


