145 ème Assemblée interparlementaire de Kigali: Eddy Mundela explique les causes du boycott de la RDC
La République Démocratique du Congo a refusé de participer à la 145 ème Assemblée interparlementaire qui se tient à Kigali au Rwanda. Au nom du parlement congolais, le premier vice-Président du Sénat Eddy Mundela Kanku explique clairement que Kinshasa ne peut participer à ces assises étant donné que le pays hôte s’est illustré par des intentions expansionnistes et belliqueuses en violant les conventions et traités internationaux sur la délimitation des frontières des Etats et en agressant la RDC à travers le groupe terroriste M23 qui a semé et sème encore des dégâts aux conséquences incalculables à l’Est du pays.
Outre le statut d’agresseur de la RDC que porte depuis des décennies le Rwanda et dont a parlé à voix haute le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la 77 ème Assemblée des Nations-Unies, le premier vice-Président du Sénat indique que rien ne garantit la sécurité de la délégation congolaise sur le sol Rwandais.
« face à cette situation, nous entant que parlementaires, nous ne pouvons que être solidaires avec notre gouvernement et il est nécessaire pour nous tout simplement de se dire que nous n’allons pas participer à ces assises et vu aussi que, on n’a pas cette garantie que notre délégation aura une sécurité qui lui permette de pouvoir participer à ces assises», explique-t-il.
Absence de la RDC, politique de la chaise vide ?
Le boycott du parlement congolais de prendre part à la 145 ème Assemblée interparlementaire n’est pas une politique de chaise vide. Eddy Mundela Kanku indique qu’il s’agit là d’une manière aussi explicite de protester contre l’agression du Rwanda.
« Vous demandez d’aller plaider notre cause chez notre agresseur. Je trouve que c’est un peu compliqué pour nous en ce moment-ci. Pour nous, il n’est nullement question de politique de chaise vide. C’est plutôt de nous préserver et de protester contre cette énième agression du Rwanda vis-à-vis de notre pays», fait-il savoir.
À l’en croire, la participation de la RDC doit être appréciée au regard du droit public international et à l’engagement de Kinshasa comme membre de l’Union interparlementaire qu’il appelle à son « sens de responsabilité et d’objectivité pour condamner cette énième agression du Rwanda contre la RDC et en même temps utiliser la même énergie et le même temps que l’Union interparlementaire a eu à faire pour l’Ukraine et que, la cause du Congo soit aussi portée haut par nos paires de l’Union interparlementaire».
Rencontre Tshisekedi-Kagame-Macron
Au sujet de la rencontre entre les deux présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame sous les auspices de Emmanuel Macron président français, Eddy Mundela précise qu’il s’agissait là des échanges initiés par Macron dans la cadre du conseil de sécurité des Nations-Unies qui a été interpellé sur la situation de l’Est de la RDC.
« La rencontre entre le président Kagame et le président Félix Tshisekedi sous les auspices du président Macron, n’était que un cadre des bons offices que le président Macron a offerts. Le président Tshisekedi a interpellé le conseil de sécurité et en ce moment-ci le conseil de sécurité est présidé par la France. Donc, il était tout à fait normal au président Macron de pouvoir saisir la balle au bond pour pouvoir trouver un moyen diplomatique de faire asseoir les deux chefs d’États afin de pouvoir trouver une solution à ce problème», a-t-il éclairé.
« Comment un pays frère peut attaquer son voisin ?», s’interroge le premier vice-président de la chambre haute du parlement qui attend fermement voir l’union interparlementaire prendre à bras le corps la cause de la RDC face à l’agression qu’elle subit de la part du Rwanda. « Nous demandons à nos homologues de pouvoir se mettre à notre place et de plaider cette cause pour nous» a-t-il confié.
Marc Valentin Kalcind


