Uvira : MACHOZI YA RAÏYA dénonce la corruption et le trafic d’influence dans la délivrance du CPGL à la DGM

Uvira : MACHOZI YA RAÏYA dénonce la corruption et le trafic d’influence dans la délivrance du CPGL à la DGM
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Le mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA est monté au créneau pour dénoncer des pratiques de corruption et de trafic d’influence au sein de la Direction générale de migration (DGM) à Uvira, dans le cadre de la délivrance du CPGL.

Dans une déclaration rendue publique mercredi 22 avril, dont une copie est parvenue à notre rédaction, cette structure citoyenne condamne « avec la plus grande énergie » des actes jugés contraires à l’éthique d’un service public. Cette dénonciation intervient malgré la suppression récente du montant illégal de 3 000 francs congolais, autrefois exigé en supplément des 10 dollars américains officiellement requis pour l’obtention de ce document.

Selon le mouvement, la situation demeure préoccupante, notamment au poste de la DGM situé au quartier Kimanga, dans la commune de Kalundu. À cet endroit, l’obtention du CPGL s’apparente à un véritable parcours du combattant. De l’acquisition du formulaire jusqu’au retrait du document, les usagers seraient confrontés à de multiples difficultés administratives.

Chaque jour, une affluence considérable de citoyens est observée devant ce bureau. Des demandeurs venus notamment de Goma, de Bukavu et d’Uvira s’y rassemblent pour introduire leurs dossiers ou retirer leurs documents, qu’il s’agisse de renouvellement ou de l’obtention du nouveau document tenant lieu de passeport. Cette foule est composée de diverses catégories sociales, allant des commerçants aux étudiants, en passant par les fonctionnaires, chauffeurs et agriculteurs.

Le mouvement MACHOZI YA RAÏYA affirme que les délais d’obtention varient fortement en fonction des moyens du requérant. Pour un citoyen ne disposant ni de relations internes ni de ressources financières pour corrompre, la procédure peut s’étendre sur plusieurs jours, voire une semaine. En revanche, certains agents exigeraient des pots-de-vin oscillant entre 10 000 et 30 000 francs congolais, en plus des frais officiels, afin d’accélérer le traitement des dossiers.

« Dans ces conditions, certains bénéficiaires obtiennent leur document en seulement 20 minutes, une heure ou, au plus tard, en une journée », déplore le mouvement, évoquant un favoritisme préoccupant au sein de ce service public.

La récupération du document constitue également une autre épreuve pour les usagers. Sous une chaleur accablante, de nombreux citoyens sont contraints d’attendre longuement pendant qu’un agent appelle, au guichet, les noms des bénéficiaires.

Le mouvement souligne que cette situation affecte particulièrement les personnes vulnérables, notamment les femmes enceintes, les personnes âgées, les enfants et les malades, contraints de patienter dans des conditions jugées difficiles et inhumaines.
Face à ces dérives, MACHOZI YA RAÏYA, par la voix de son représentant Mussa Ali Rutamu, appelle à la cessation immédiate de ces pratiques et exige le respect des principes d’égalité, de justice sociale et de transparence dans la délivrance des documents administratifs.

Serge, depuis Bukavu

Rédaction

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