Sud-Kivu : un deuxième corps sans vie découvert dans une plantation à Mumosho en moins de trois semaines
La situation sécuritaire suscite de nouvelles inquiétudes dans le groupement de Mumosho, en territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Le corps sans vie d’une femme a été découvert vendredi 30 octobre 2026 dans une plantation, portant à deux le nombre de victimes retrouvées dans ce même périmètre en moins de trois semaines.
La découverte macabre a été faite dans la plantation de Malikiyora, située au sous-village de Kabanda, dans le village de Mandwe. Selon la Société civile, sous-noyau de Mumosho, la victime présentait de graves blessures et avait les jambes sectionnées. Les circonstances de sa mort ainsi que l’identité des auteurs de cet acte ne sont pas encore établies.
Dans une déclaration rendue publique, cette structure citoyenne, par la voix de son président, André Cizungu, exprime son indignation face à ce nouveau drame. Elle rappelle qu’une autre femme avait déjà été retrouvée morte dans la même plantation il y a moins de trois semaines.
Face à cette répétition des faits, la Société civile appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier, d’interpeller et de traduire en justice les éventuels auteurs. Elle plaide également pour le renforcement des patrouilles des forces de sécurité et une meilleure protection des habitants de cette partie du groupement.
Tout en invitant la population au calme, la structure citoyenne recommande une vigilance accrue et une collaboration étroite avec les services de sécurité. Elle insiste sur la nécessité de faire de la protection des vies humaines une priorité pour les autorités provinciales.
« Nous ne pouvons pas continuer à perdre nos mamans, nos frères et nos sœurs dans des circonstances aussi tragiques », déplore la Société civile dans son communiqué.
Par ailleurs, les forces vives de Mumosho encouragent toute personne détenant des informations susceptibles d’aider à identifier les responsables à les transmettre aux autorités compétentes pour faciliter les investigations.
Serge Biraheka


