RDC : Réactions croisées après la destitution de Mabunda et son bureau
La désormais présidente de l’assemblée nationale a été déchue de son poste ce jeudi 10 décembre 2020, avec elle, les membres de son bureau. Depuis sa chute, des réactions foisonnent de partout dans un sens comme dans un autre.
« Courage camarade. On ne gagne pas à tous les coups. Redressons nos têtes rapidement et continuons la lutte cher soldat », exhorte le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), parti dont Jeannine Mabunda est membre.
De son côté Moïse Katumbi Chapwe soutient que les députés nationaux ont répondu aux attentes de la population et honoré la mémoire de nos martyrs. A l’en croire, « il n’y a plus d’obstacles pour conduire une politique en faveur de la population et mettre en œuvre les propositions issues des consultations, non sans féliciter les députés pour ce vote historique ».
« L’heure est venue pour que le changement profond s’opère au PPRD ainsi qu’au FCC », écrit pour sa part Patrick Nkanga du PPRD. « FCC, le compte à rebours est engagé. Le changement de système a été le choix en RDC », a tweeté Ève Bazayiba du MLC, parti cher à Jean-Pierre Bemba.
Noël Tiani, ancien candidat à la présidence de la République souligne, « je suis très content ». « Et la majorité bascula », écrit pour sa part Adam Mbombole. Le président du parti politique ECCO annonce « un nouveau départ pour un Etat de droit conforme aux fondamentaux. Union sacrée de la nation est pour la République »
Delly Sessanga estime de son côté que la déchéance de Jeannine Mabunda symbolise la victoire historique de la démocratie sur arbitraire. Victoire du peuple ». Cette décision soutient-il, sanctionne « un manque d’esprit de chef de corps, le gangstérisme parlementaire, le manque de leadership évident dans la conduite des affaires parlementaires » de la part de l’ancienne speakerine de la chambre basse du parlement.
« Ce scrutin historique précipite le FCC dans l’opposition et constitue l’acte fondateur de l’Union pour la nation », note le parti de André-Claudel Lubaya.
Christelle K.


