RDC : F. Tshisekedi déterminé à annuler l’identité de commune rurale de Minembwe

Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est plus que déterminé à annuler l’identité de commune rurale de Minembwe. Il en a fait part au Conseil des Ministres présidé ce vendredi 09 octobre.

Félix Tshisekedi a présenté la
situation de tension actuelle, particulièrement dans les Hauts-Plateaux,
consécutive à l’installation officielle des autorités de la Commune rurale de
Minembwe, dans la Province du Sud-Kivu. Une situation qui préoccupe plus d’un congolais à ce jour, vu la taille de crise qu’elle peut créer au pays.

« Fort des éléments recueillis à l’issue des entretiens qu’il a eus avec les
différentes couches sociales de la région, notamment les élus nationaux et locaux, les autorités civiles et militaires et les représentants de la Société
Civile et, tenant compte du risque imminent de déstabilisation et
d’exacerbation de l’animosité entre les populations des Hauts Plateaux, le
Président de la République, en tant que Garant du bon fonctionnement des
Institutions, se fondant sur le principe « le salut du peuple est la loi
suprême » a réitéré sa décision d’annulation de l’ensemble du processus
d’installation ici décriée », renseigne le compte-rendu de la réunion du conseil des ministres.

En outre le président Tshisekedi a décidé de la mise en place, dans les meilleurs délais, « d’une
commission composée d’experts scientifiques non originaires, avec
mission de clarifier les choses, de retracer toutes les limites des communes concernées de Hauts Plateaux en vue de dégager des propositions de
solution appropriées à prendre ».

Selon le compte-rendu, le chef de l’État a « mis en garde toute personne qui chercherait à torpiller à des fins
des manipulations politiciennes cette démarche uniquement dictée par le
seul besoin de maintien de la paix sociale ».

Notons que depuis sa décision d’annuler toutes les dispositions reconnaissant Minembwe comme commune rurale, des discours dans tous les sens sont enregistrés dans la classe politique Congolaise. Certains estiment que le président ne peut pas annuler la décision d’un premier ministre considérée comme acte administratif, d’autres par contre soutiennent la démarche pour garantir la paix et la stabilité du pays.

Christelle K.

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