PRE-COP: Ève Bazaiba plaide pour l’accès des pays les moins avancés aux fonds climat
Devant la soixantaine des ministres prenant part à la PRE-COP, Ève Bazaiba a déclaré que certaines conditions imposées aux Etats, dont les atouts environnementaux sont remarquables, les empêchent d’accéder aux fonds climat. Elle a alors plaidé pour la disponibilité de ces financements qui ne doivent pas être pris comme des aides au développement.
« Comment expliquer toutes les conditions qui sont imposées à nos États pour accéder à des fonds destinés à protéger des ressources dont nous sommes tous bénéficiaires ? Je rappelle que la plupart de ces conditions, procédures, etc. souvent belles sur papier, opèrent sur le terrain comme des barrières à l’accès des pays les moins avancés aux fonds climat », a-t-elle déclaré.

Elle a rappelé que tout investissement dans la protection et la préservation des forêts ne doit plus jamais être envisagé comme une aide au développement, mais plutôt comme un investissement dans le système climatique mondial qui, en réalité, est un bien commun à toute l’humanité.
« Tous nous respirons le même air, et tous baignons dans la même atmosphère. Prenons-en donc soin en investissant dans les forêts. Songeons aussi aux gardiens de forêts car en tant que tel, ils ont droit à une rémunération. Que le monde arrête les discussions et se mette au travail. La planète brûle, et nous brûlerons avec elle si nous continuons de parler au lieu d’agir », a-t-elle indiqué.
Ces travaux ouverts à Kinshasa durent trois jours et réunissent plus de 60 ministres ayant dans leurs attributions les questions du climat. Ils préparent et prennent des orientations pour la 27ème session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (PRECOP27), prévue en Egypte.
Ronsard Luabeya


