Matinée scientifique à l’UOB : les sciences sociales au cœur de la riposte contre Ebola.

Matinée scientifique à l’UOB : les sciences sociales au cœur de la riposte contre Ebola.
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Le domaine des Sciences de l’Homme et de la Sociète (DSHS) de L’Université Officielle de Bukavu a organisé, vendredi 26 juin, une matinée scientifique consacrée à la contribution des sciences humaines et sociales dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. Cette activité a mis en lumière le rôle déterminant des disciplines sociales dans la prévention, la gestion et le contrôle des épidémies, en complément des approches médicales.

Initiée par le Domaine des Sciences de l’Homme et de l’a Société (DSHS), à travers le Centre de Recherches et d’Études sur les Conflits et la Paix dans la région des Grands Lacs (CRECOPAX-GL), le Centre de Sociologie de l’Environnement (CSE) et l’Observatoire Sociologique de la Famille (OSF), cette rencontre a rassemblé des enseignants-chercheurs, des étudiants, des professionnels de la santé ainsi que plusieurs acteurs du monde académique. Les participants ont échangé sur les dimensions sociales, culturelles, politiques et communicationnelles qui influencent l’efficacité des interventions contre Ebola.

Les différentes communications ont souligné que les réponses sanitaires ne peuvent produire des résultats durables sans une compréhension approfondie des réalités sociales des communautés concernées. Les intervenants ont insisté sur le fait que les résistances aux mesures de prévention, les rumeurs, la désinformation, les croyances traditionnelles ou encore le manque de confiance envers les institutions constituent autant de facteurs pouvant compromettre les efforts de lutte contre la maladie.

Prenant la parole au cours de cette matinée scientifique, le Secrétaire chargé à la Recherche à l’UOB, le professeur Arnold Nyaluma, a salué l’organisation de cette activité scientifique, qu’il considère comme un espace privilégié de dialogue interdisciplinaire. Il a souligné que les défis de santé publique exigent des réponses multidisciplinaires, associant les sciences médicales aux sciences humaines et sociales afin d’élaborer des solutions adaptées aux contextes locaux.

Pour le professeur Arnold Nyaluma, la réussite des interventions dépend également de la capacité des chercheurs à produire des connaissances permettant d’améliorer la communication des risques, de renforcer l’adhésion communautaire et de promouvoir une collaboration efficace entre les acteurs sanitaires et les populations locales.

De son côté, le doyen du Domaine des Sciences de l’Homme et de la Société, le professeur Justin Sheria Nfundiko, a rappelé que les sciences humaines et sociales occupent une place stratégique dans la gestion des crises sanitaires. Selon lui, il est indispensable d’analyser les croyances locales, les comportements des populations, les mécanismes de communication ainsi que les rapports de confiance entre les communautés et les autorités afin d’adapter les stratégies de riposte aux réalités du terrain.

Le professeur Justin Sheria Nfundiko a également encouragé les chercheurs à poursuivre les travaux scientifiques sur les questions de santé publique, estimant que la recherche universitaire constitue un levier essentiel pour éclairer les politiques publiques et améliorer les interventions en faveur des populations.

Serge Biraheka

Rédaction

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