Mambasa : Le président du Conseil de la jeunesse de la chefferie des Bandaka recadre le débat après la destruction des cacaoyers à Babesua
Le président du Conseil de la jeunesse de la chefferie des Bandaka, Héritier Bunapey, est monté au créneau ce mercredi pour clarifier la situation autour de la destruction des champs de cacao dans le village Babesua, après la vive polémique suscitée dans la communauté locale.
Selon lui, certaines informations relayées sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique « déforment la réalité géographique et administrative du dossier ».
« Le village Babesua fait bel et bien partie du groupement Bafwabete, relevant de la chefferie des Bandaka, et non d’une autre entité comme certains le prétendent », a-t-il affirmé, dénonçant une « désinformation » de nature à semer la confusion au sein de la population.
Des précisions sur les règles de gestion de la réserve
Le président du Conseil de la jeunesse a rappelé que la Réserve de Faune à Okapi (RFO), classée patrimoine mondial de l’UNESCO, avait mené plusieurs campagnes de sensibilisation dénommées DARENE, pour informer les communautés locales sur les types de cultures autorisés à l’intérieur de la réserve.
« Les cultures pérennes, notamment le cacao, ne sont pas autorisées dans la zone protégée. Seules les cultures vivrières sont tolérées », a précisé M. Bunapey.
S’il reconnaît la légitimité de la mission de la RFO dans la protection de l’environnement, le jeune leader communautaire déplore cependant la manière dont l’opération de destruction a été menée.
« La RFO aurait dû, avant d’agir, associer les leaders communautaires afin de mieux sensibiliser la population et préparer l’intervention des écogardes », a-t-il regretté.
Appel au calme et à la responsabilité
Héritier Bunapey invite les habitants œuvrant sur le territoire de la chefferie des Bandaka à adresser leurs doléances directement à la chefferie, plutôt qu’à d’autres structures, et les exhorte à garder leur calme.
« La RFO demeure une institution publique de l’État, investie d’une mission nationale et internationale de conservation. Nous devons protéger ce patrimoine mondial qui fait notre fierté, tout en privilégiant la collaboration pacifique entre la RFO et les communautés locales », a-t-il conclu.
La jeunesse de la chefferie des Bandaka, sous la conduite de son nouveau président, se dit déterminée à défendre les intérêts supérieurs de la population tout en œuvrant pour le développement harmonieux de cette entité.
La Rédaction


