Kasaï oriental : Les handicapés réclament leur recensement

Les personnes vivant avec handicap du Kasaï oriental demandent aux autorités provinciales de mettre en place une structure pouvant les identifier et les dénombrer. C’est l’une des demandes formulées par Emmanuel Mutombo l’un de leurs représentants ce mardi 03 décembre 2019 à l’occasion de la journée mondiale des personnes vivant avec handicap.

« Ces besoins sont : un accompagnement dans le renforcement des capacités en matière organisationnelle et structurelle de leur mouvement associatif, dans la conception des projets et gestion financière, dans l’éveil et la prise de conscience en vue de se prendre en charge, d’un appui pour le recensement des personnes vivant avec handicap et identification des structures d’encadrement et des institutions d’enseignement technique spécialisées ».

Il propose comme stratégie la mise sur pieds un « comité de pilotage provincial composé de tous les acteurs sociaux afin d’élaborer un programme de travail qui va enclencher les actions d’autonomisation qui pourra permettre à placer la personne vivant avec handicap au centre de ses actions d’ici 2022 ».

Pour lui, l’autonomisation des personnes vivant avec handicap est un facteur de l’indépendance, un socle de développement de l’environnement sur le plan provincial et national.

Les barrières des PVH

Les personnes vivant avec handicap ont autant de barrières qui offusquent leur épanouissement.

« Les barrières socio-économico- culturelles qui empêchent l’autonomisation des personnes vivant avec handicap et les plongent dans la vie de dépendance sont  » l’état même d’handicap, la sous-estimation, les préjugés, le complexe, le manque d’instruction et de formation, l’injustice sociale, la mauvaise interprétation des textes légaux ou le non respect de ces textes; chartes et conventions internationales sur les droits des personnes vivant avec handicap, enfin l’ignorance. Elles constituent des obstacles pour ces personnes à se trouver du travail dans les différentes sociétés et entreprises voire se créer un travail libéral. C’est ce qui les pousse à crier à la marginalisation, au rejet et laissés pour compte, se voyant seuls devant leur propre sort. C’est une mission noble qui demande l’implication de tous les acteurs sociaux, intervenants directs et indirects pour rendre effective l’autonomisation des personnes vivant avec handicap d’ici 2022″.

Coulisses.net

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