Kasaï oriental : les faits qui innocentent Jean-Paul Mbwebwa dans l’affaire d’extorsion présumée de diamant

Kasaï oriental : les faits qui innocentent Jean-Paul Mbwebwa dans l’affaire d’extorsion présumée de diamant
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La vérité têtue vient fragiliser et déstabiliser les filles et fausses rumeurs d’une prétendue extorsion de diamant par le gouverneur du Kasaï oriental, Jean-Paul Mbwebwa Kapo. Selon la mise au point faite par la cellule de communication, les allégations de ceux tentent de créer un fossé entre l’autorité provinciale et sa population viennent de perdre toute crédibilité. Les faits, les enquêtes,les procès verbaux des réunions de sécurité, démontrent très clairement qu’il s’agit d’un montage de mauvais goût, un simple coup d’épée dans l’eau.

Des informations ont commencé à circuler sur l’exploitation de diamant à Tshiaba par des ressortissants sud-soudanais, pendant que le gouverneur était encore à Kinshasa, engagé dans la procédure de mise en accusation. Ces exploitants avaient été invités comme investisseurs, selon les informations recoupées, par la Fondation Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (FOFAT) et avaient signé des protocoles d’accord avec des autorités locales et un responsable de la SAEMAP, sans l’aval du gouvernement provincial.

Découverte d’une grosse pierre : un cheval blanc

En novembre, la rumeur de la découverte d’une « grosse pierre » remise au gouverneur s’est répandue avant de parvenir aux oreilles de l’autorité provinciale. Surpris, Mbwebwa Kapo convoque un Conseil extraordinaire de sécurité. Autour de la table : les chefs du village, tous les membres du Comité de sécurité, le jeune creuseur à l’origine des accusations, ainsi que le Coordonnateur de la Fondation. Devant tous, le creuseur a reconnu avoir remis la pierre aux sud-soudanais, qui l’ont ensuite transmise au Coordonnateur. Il a démenti formellement avoir remis le diamant au gouverneur. À la dernière réunion élargie du Conseil de sécurité à laquelle ont pris part la Commission des députés provinciaux, le jeune creuseur a répété les mêmes propos, attestant qu’il n’a pas remis le diamant au gouverneur.

Le fameux diamant, prétendument remis aux exploitants puis au Coordonnateur de la Fondation n’a jamais été vu. Et même là, personne n’était en possession de cette pierre. Comment un diamant de grande valeur marchande va disparaître dans le transit du creuseur aux sud-soudanais puis au Coordonnateur ? Si la pierre existait, les acteurs impliqués le diraient clairement. C’est donc un cheval blanc monté pour nuire à l’image du gouverneur.

Mise en place d’une Commission: descente sur terrain

Devant une situation qui ressemble à une scène de théâtre, le Conseil de sécurité met en place une commission ad-hoc. Celle-ci s’est rendue sur le site de Tshiaba pour vérifier les faits. Les 1200 sacs de graviers restants ont été tamisés, sans résultat. Aucune pierre n’y a été extraite. Seule une dame, une certaine Monique, qui préparait à manger pour les exploitants, a remis un colis de diamant, aujourd’hui consigné par le chef de bureau de la division des mines dans le coffre-fort de la province après évaluation par les services spécialisés.

L’unanimité se dégage : le gouverneur a été l’objet d’une diffamation. Mais pour préserver la paix, le creuseur est invité à faire une vidéo au cours de laquelle il avoue n’avoir remis le diamant au gouverneur. Cette vidéo visait à éteindre le feu allumé. De son côté, le gouverneur qui devait saisir la justice même à titre individuel pour rétablir son honneur est convié à passer dessus le dossier.

Dans une vidéo diffusée après la dernière réunion, le creuseur lui-même a confirmé que le gouverneur n’était en rien impliqué. Plusieurs réunions de sécurité et auditions parlementaires ont suivi, toutes aboutissant à la même conclusion : le dossier est vide. L’affaire a été classée sans suite afin de préserver la paix sociale et les sud-soudanais qui étaient dans l’irrégularité ont été contraints de quitter la province.

L’innocence du gouverneur documentée

Les procès-verbaux, les rapports des commissions et les auditions attestent que le gouverneur n’a jamais eu de lien avec cette affaire. Le fameux diamant, quant à lui, n’a jamais été vu. Une précision de taille : lors du Conseil de sécurité, certains députés provinciaux même ceux qui ne ménagent jamais le gouverneur ont été associés au débat. Si le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo était réellement impliqué, ces élus n’allaient pas le laisser libre. Ils auraient fait des déclarations.

Ainsi, les accusations portées contre l’autorité provinciale apparaissent comme une tentative délibérée de nuire à son image. « Homme réputé pour son intégrité et son attachement au développement du Kasaï oriental », le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa sort encore blanchi de ce dossier qui, selon les observateurs, relève davantage de l’intoxication et dela manipulation que de la réalité.

Enock MUTEBA

Rédaction

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