Kasaï oriental : les agents de la DPS et l’intersyndicale s’opposent à la démolition de l’hôpital Dipumba
Les agents et cadres de la Division provinciale de la Santé (DPS) du Kasaï oriental, ainsi que les membres de l’intersyndicale du secteur de la santé, se sont réunis lundi 17 août dans la salle des réunions de la DPS. Cette rencontre avait pour objectif examiner la question du projet de démolition de l’hôpital Dipumba, pour construire les cliniques universitaires de l’Université Officielle de Mbujimayi UOM.
Au cours ses échanges, les participants ont exprimé leur opposition à la démolition de cet établissement sanitaire et relevé plusieurs anomalies dans la démarche entreprise par l’Université.

Pour le président de l’intersyndicale du secteur de la santé, l’hôpital Dipumba constitue un patrimoine historique du Kasaï oriental. Il rappelle que cet établissement avait été construit à l’époque du président Mobutu à la place de l’hôpital Disela démoli pour céder à l’exploitation du diamant. Sa démolition représenterait, selon lui, une perte importante sur les plans sanitaire et historique.
« L’hôpital Dipumba est un patrimoine historique du Kasaï oriental. Construit pour le peuple Bakwanga, cet hôpital est construit par Mobutu en remplacement de celui de Disela détruit après la découverte du gisement. Le démolir c’est effacer son histoire », a-t-il déclaré.

Les contestataires mettent également en avant la capacité d’accueil de l’hôpital, estimée à environ 400 lits, qu’ils jugent incompatible avec le projet annoncé d’une infrastructure sanitaire d’une capacité de 100 lits.
En dehors de la capacité d’accueil de l’hôpital Dipumba menacé par l’Université Officielle de Mbujimayi, la concession abrite plusieurs bureaux techniques ainsi que des laboratoires de traitement de maladies. Pour eux, la destruction d’une infrastructure existante et de grande capacité au profit d’un établissement plus réduit c’est effondré le système de santé.
« Qu’ils aillent construire ailleurs. Ils étaient venus avec un bon discours, comme s’ils allaient bien cohabiter avec la DPS et les autres services. Détruire un hôpital d’environ 400 lits pour celui de 100 lits, c’est effondrer le système de santé », ont dénoncé les participants.
Les agents et cadres de la DPS ainsi que l’intersyndicale demandent aux autorités compétentes de s’impliquer pour barrer route à ce projet.

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