Kasaï oriental : Le HCR outille les journalistes sur son mandat et la protection des déplacés internes

Les journalistes du Kasaï oriental ont été outillés sur le mandat du Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) et la protection des déplacés internes du lundi 20 au mardi 21 octobre dans la salle d’un hôtel de la place.

Le premier jour, les professionnels de la plume et du micro issus de tous les médias (audiovisuel, presse écrite, presse en ligne) ont maîtrisé des notions relatives à la protection internationale. Le facilitateur, Didier Bakajika a fait savoir que la protection internationale est l’ensemble de toutes les actions visant à garantir l’accès équitable aux droits, des personnes relevant de la compétence du HCR et la jouissance de ces droits.

Cette protection a-t-il ajouté, commence par l’admission dans un pays d’asile sûr, l’octroi de l’asile, le respect des droits fondamentaux. Elle n’est pas une substitution car elle intervient uniquement en cas de défaillance de l’État d’origine lorsque les demandeurs d’asile font l’objet de persécution de la part du gouvernement.

Didier Bakajika a en outre indiqué que les réfugiés ont droit à une protection physique (contre les bandits, les forces armées, les criminels, bénéficier de l’assistance humanitaire en termes de la nourriture, eau, soins médicaux, etc) et la protection juridique ( l’octroi des documents par les tribunaux et juridictions du pays d’accueil). Ce pays d’accueil ne peut ni refouler, ni expulser, ni discriminer les réfugiés, par respect aux principes fondamentaux de la protection internationale.

La protection internationale est régie par des traités, des instruments régionaux et nationaux. Pour ce qui des déplacés internes, leur protection est régie par les principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays de 1998, le pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs de décembre 2006, la convention de Kampala adoptée en octobre 2009 et la résolution 53/125 de 1998 de l’assemblée générale de l’ONU qui définit l’engagement du HCR en faveur des déplacés.

Pour arriver à la solution durable et mettre fin aux déplacés internes ou réfugiés, il y a d’abord le rapatriement volontaire, l’intégration locale et la réinsertion.

Du mandat du HCR

La deuxième journée de cet atelier a été consacrée au module sur le mandat du Haut-Commissariat des Nations pour les réfugiés. Les journalistes du Kasaï oriental ont appris que le HCR a pour rôle, d’assurer la protection internationale et de rechercher des solutions durables aux problèmes des réfugiés (rapatriement volontaire, intégration locale, réinsertion), tel que défini par la résolution 428 de l’assemblée générale l’ONU de 1950.

C’est dans cette logique que le facilitateur a listé les personnes relevant du mandat du HCR. Il s’agit notamment des réfugiés, demandeurs d’asile, rapatriés, apatrides et déplacés internes. Le facilitateur a martelé sur le fait que le HCR ne vient pas se substituer à l’État mais il vient renforcer la responsabilité du gouvernement. Il veille également à ce que les parties aux différentes conventions, respectent leurs engagements de sorte que les réfugiés obtiennent l’asile et ne soient renvoyés du pays d’accueil contre leur gré.

A l’issue de cette session d’information, les participants ont été conviés aux travaux en 5 groupes. Ces derniers ont répondu à une série de questions, occasion pour le facilitateur de vérifier si la matière a été maîtrisée. À cette occasion, le président provincial de l’Union Nationale de Presse du Congo (UNPC) Kasaï oriental, Louis Kabongo a dit son remerciement à la délégation du HCR pour cette formation. Il a promis que les hommes et femmes des médias de la province, sauront désormais comment traiter les informations relatives aux déplacés internes ou aux réfugiés.

Marc Valentin Kalcind

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