Kasaï oriental : le COPIL du PIFORES évalue l’avancement des activités du premier semestre 2026
Les travaux de la première réunion de l’exercice 2026 du Comité provincial de pilotage (COPIL) du Programme d’Investissement pour la Forêt et la Restauration des Savanes (PIFORES) ont débuté jeudi 3 septembre à Mbujimayi, dans la salle des réunions Professeur TSHIAM.
Cette rencontre réunit les autorités politico-administratives, les représentants de l’Unité de coordination du Programme d’investissement pour la forêt (UC-PIF), ainsi que les Agences locales d’exécution (ALE). Pendant deux jours, les participants examinent l’état d’avancement des activités du programme et les résultats enregistrés au cours du premier semestre 2026.

Le coup d’envoi des travaux a été donné par Chantal Mulanga, ministre provinciale de l’Agriculture, représentant le gouverneur de province. Dans son allocution, elle a réaffirmé l’attachement du gouvernement provincial à la mise en œuvre du PIFORES.
Pour la ministre provinciale de l’agriculture, l’appropriation du programme par les communautés constitue un facteur déterminant pour la durabilité des actions engagées. Elle a également relevé la convergence entre les objectifs du PIFORES et les priorités du gouvernement provincial, notamment en matière de protection de l’environnement et de lutte contre la dégradation des ressources naturelles.
Selon elle, le PIFORES apporte une réponse structurée à deux défis majeurs auxquels sont confrontées les communautés rurales : « la dégradation des écosystèmes forestiers et la pauvreté en milieu rural »
De son côté, Affermi Kufinu Dia Matondo, expert en Système d’information géographique et Aménagement du territoire, représentant le coordonnateur national de l’UC-PIF, a salué le gouverneur de province pour la convocation de cette première réunion du COPIL pour l’exercice 2026 ainsi que l’appui du gouvernement provincial au programme.
Il a rappelé que le PIFORES s’inscrit notamment dans la dynamique nationale de lutte contre le changement climatique. À ce titre, le COPIL constitue, selon lui, un mécanisme important de gouvernance locale permettant d’assurer la coordination, l’orientation, le suivi et la redevabilité dans la mise en œuvre du programme financé par la Banque mondiale.
Cette réunion intervient après la signature des contrats entre l’UC-PIF et les Agences locales d’exécution. Ces dernières avaient préalablement soumis leurs plans de travail pour l’exercice 2026. Les assises offrent aux ALE l’occasion de présenter aux membres du COPIL l’état d’avancement des activités réalisées dans leurs territoires d’intervention, mais également les difficultés rencontrées sur le terrain.

La réunion doit également permettre au Comité d’apprécier les progrès accomplis, d’examiner le niveau d’atteinte des indicateurs intermédiaires et, au besoin, de proposer des mesures correctives pour améliorer la mise en œuvre du programme.
Au terme des discussions de cette première journée, plusieurs recommandations ont été formulées. L’état d’avancement des activités du PIFORES, composante par composante, ainsi que le niveau d’atteinte des indicateurs intermédiaires ont été présentés, examinés et approuvés, sous réserve de quelques amendements.
Les travaux du COPIL se poursuivront ce vendredi 4 septembre 2026. Cette deuxième journée sera principalement consacrée à la vulgarisation du Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) du PIFORES.
Enock MUTEBA MAZELA




