Kasaï oriental : le CNPAV alerte sur un train de vie institutionnel excessif au détriment d’une rémunération équitable des agents publics
Le consortium lee Congo n’est pas à vendre (CNPAV) a présenté, jeudi 3 juillet, aux acteurs de la société civile du Kasaï oriental les conclusions d’un rapport consacré aux disparités salariales entre les agents publics en République démocratique du Congo. La rencontre s’est tenue dans la salle Marie-Agnès et a réuni des représentants d’organisations de la société civile ainsi que des syndicats des agents de l’État.
Cette activité s’inscrit dans le cadre des initiatives de contrôle citoyen portées par African Resources Watch (AFREWATCH), membre du consortium CNPAV. L’organisation a mené une étude ayant abouti à la publication d’un rapport d’analyse intitulé « Les disparités des rémunérations entre agents publics au centre des inégalités et injustices sociales en RDC ».
Selon les initiateurs, ce rapport vise principalement à contribuer à l’amélioration de la gouvernance budgétaire et à renforcer la lutte contre la corruption, considérée comme l’un des principaux freins au développement du pays.
L’étude propose une analyse approfondie de la gouvernance budgétaire en République démocratique du Congo, en mettant un accent particulier sur les écarts de rémunération entre les agents et fonctionnaires de l’État, ainsi que sur le train de vie des institutions publiques au cours de l’exercice budgétaire 2024.
Parmi les principaux constats présentés figurent notamment l’existence d’une importante injustice salariale entre les agents publics, un train de vie institutionnel jugé excessif et absorbant une part considérable des ressources publiques au détriment des investissements de développement, ainsi que l’inefficacité ou le contournement des mécanismes de contrôle.
À l’issue des échanges, les participants ont salué l’initiative du CNPAV et d’AFREWATCH, estimant que cette démarche constitue une contribution importante au débat sur la réforme de la fonction publique et la promotion de la justice sociale. Ils ont également formulé plusieurs recommandations destinées à améliorer la gouvernance des finances publiques et à garantir une rémunération plus équitable des agents de l’État, dans l’intérêt national.

Antoine Banza


