Kasaï oriental : l’APCF forme 80 jeunes à la lutte antiérosive et au reboisement par la bio-ingénierie
La formation des jeunes engagés pour la promotion d’une ville propre, saine et résiliente face aux catastrophes environnementales s’est clôturée samedi 27 décembre 2025 à Mbujimayi, chef-lieu de la province du Kasaï oriental. Cette capacitation s’inscrit dans le cadre de la lutte antiérosive, un projet lancé officiellement la veille par le maire de la ville.
Organisé par l’ONGD Action Paysanne Contre la Faim (APCF), avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à travers son mécanisme de microfinancement, l’atelier a réuni 80 jeunes issus des cinq communes de la ville.
Les travaux se sont déroulés pendant deux jours, du vendredi 26 au samedi 27 décembre 2025, dans la salle polyvalente Polycarpe Mpoyi Ngongo. Les participants ont bénéficié d’un encadrement axé sur les techniques et méthodes de lutte contre l’érosion et la déforestation, combinant théorie et pratique.
Selon le formateur principal, l’ingénieur agronome et environnementaliste Richard Lusa, les jeunes disposent désormais des compétences nécessaires pour intervenir efficacement sur le terrain. Il s’est félicité de la qualité de l’enseignement dispensé et de l’engagement affiché par les participants.
« Les jeunes ont été formés pour lutter contre les érosions et les têtes de ravines qui se développent dans la ville de Mbujimayi. Pour éradiquer ce phénomène, nous leur avons transmis des techniques adaptées. La formation a été essentiellement pratique. Nous allons recourir à la bio-ingénierie, notamment à la plantation des végétaux tels que le vétiver, reconnu pour ses longues racines qui freinent efficacement l’érosion, ainsi que l’acacia, qui contribue à la stabilisation des sols », a-t-il expliqué.
La coordonnatrice de l’APCF ONGD Sandrine Nsanga, a rassuré que, grâce à cette équipe formée et aux méthodes retenues, Mbujimayi pourra progressivement être débarrassée des ravines, tout en favorisant le reboisement.

Elle a salué la disponibilité du formateur ainsi que l’engagement des jeunes bénéficiaires. Sandrine Nsanga a par la occasion exhorté les jeunes formés à capitaliser les connaissances acquises et à en assurer une large diffusion au sein de leurs communautés.
Elle a, par ailleurs, remercié le PNUD pour son accompagnement financier, tout en annonçant que les équipes formées seront prochainement déployées sur les sites déjà identifiés pour le lancement effectif des travaux antiérosifs.
De leur côté, les jeunes formés ont exprimé leur reconnaissance envers les organisateurs et se sont dits déterminés à freiner l’évolution des ravines dans les cinq communes de la ville de Mbujimayi, contribuant ainsi à la protection de l’environnement et à l’amélioration du cadre de vie.

Enock MUTEBA MAZELA



