Kasaï oriental : Joachim Kalonji explique ce qui bloque les travaux anti- érosifs à Mbujimayi

Le ministre provincial des infrastructures travaux publics et reconstruction (ITPR) Joachim Kalonji Tshibumba a donné les raisons qui ont bloqué le début des travaux de lutte anti-érosive sur la ville de Mbujimayi.

Se confiant à coulisses.net ce lundi 20 janvier 2020, le ministre des ITPR a indiqué que la nationale numéro 1 était menacée par la coupure au niveau de Tshibombo village et au niveau de Lukalaba. « Tous les moyens ont été orientés vers les deux sites » a-t-il dit pour éviter  » l’enclavement » de la ville.

Au sujet du ravin de Tshibombo, Joachim Kalonji a fait savoir que la coupure avait mis en mal le trafic à l’Est de la ville. Les produits de première nécessité en provenance de Kabeya Kamuanga et du Kasaï central n’avaient pas la possibilité d’être acheminés à Mbujimayi. « L’Office des Routes a remblayé le ravin de Tshibombo et a ouvert une déviation de 6 kilomètres ».

Pour ce qui est de la coupure de Lukalaba, le ministre Kalonji a indiqué que c’était « à un endroit où il n’y a même pas moyen de faire une déviation ». Cette coupure allait provoquer l’enclavement de la ville à l’ouest et empêcher l’approvisionnement en produits vivriers.
Les travaux sont presque terminés a-t-il assuré. « Il ne reste que qu’une couche d’asphalte à mettre ».

La ville de Mbujimayi a près de 500 ravins. Le gouverneur de province a visité il y a un mois et demi les 10 grands ravins. Selon le ministre des infrastructures, ils étaient « en pleine préparation pour résoudre ces ravins en les priorisant ». La priorisation de ces ravins, c’est aller dans le sens de s’attaquer aux ravins qui menacent les infrastructures sociales telles que les hôpitaux, les écoles, les routes de grande utilité, les quartiers d’une grande valeur investie.

 » Nous étions entrain de faire un programme sur ça. Au même moment, nous avons eu la coupure sur la nationale numéro 1 au niveau de Lukalaba. Au même moment il y a eu aussi coupure à Tshibombo (…) Il fallait stabiliser d’abord la nationale numéro 1″ a motivé Joachim Kalonji.

Cette route a encore d’autres problèmes. Elle a connu des bourbiers immenses et les camions se sont embourbés, ses accotements se sont également endommagés. Des préoccupations qui nécessitent une intervention urgente. D’où l’importance de la contribution du gouvernement central.

Coulisses.net

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.