Kasaï oriental : 60 ans après, la femme a beaucoup évolué ( Gertrude Ndaya)

« La femme congolaise a beaucoup évolué 60 ans après ». C’est en ces termes que Gertrude Ndaya, responsable du CEFIDE, une structure de défense des droits de la femme, dresse le bilan de la femme au moment où la République Démocratique du Congo fête ses 60 ans d’indépendance.

Pour elle, « a l’indépendance, nous n’avions pas beaucoup de femmes qui faisaient la politique, mais au fil de temps, les choses ont évolué, soit de par la volonté du décideur, soit par l’engagement des femmes elles-mêmes ». Elle en a pour preuve, la nomination des femmes à des postes de responsabilité sous la deuxième République avec Mobutu.

Aujourd’hui les femmes se sont lancées dans la politique qui était jusqu’à un certain moment considérée comme l’affaire d’hommes. Certaines ont été candidates avant d’être élues parlementaires. D’autres ont été nommées membres du gouvernement. Sur le plan socioculturel, les femmes ont beaucoup évolué. Elles sont aujourd’hui nombreuses dans les écoles et universités. Il y en a qui sont ingénieurs, etc. Elles font tous les travaux jadis réservés aux hommes. Elles sont aussi dans le monde économique où certaines font des activités commerciales.

Gertrude Ndaya note cependant qu’il y a encore des handicaps à l’épanouissement et à l’explosion de la femme. C’est le cas de stéréotype, des préjugés socioculturels, la pauvreté et bien d’autres. Et pour palier à ces difficultés, elle estime que l’éducation de base est d’une grande importance. « Une éducation qui ne va pas être discriminatoire. Une éducation qui prend en valeur, en considération, et les filles et les garçons sans distinction. L’éducation commence en famille », soutient-elle, affirmant que les parents doivent inculquer à leurs enfants que les filles comme les garçons ont les mêmes droits. Elle estime aussi qu’il faut poursuivre la sensibilisation sur les droits des enfants et promouvoir l’équité dans la scolarité. C’est seulement par ce moyen que les femmes retrouverons leur véritable place dans la société pour les années à venir.

Marc Valentin Kalcind

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