Kasaï Central : Alphonse Tshibuyi met en garde les chefs d’établissement de Dibaya contre les perceptions illicites lors des épreuves certificatives
Face aux rumeurs persistantes faisant état de perceptions excessives imposées aux élèves dans plusieurs établissements scolaires du territoire de Dibaya à l’occasion des épreuves certificatives, Alphonse Tshibuyi Wa Beya, représentant des enseignants des écoles conventionnées catholiques de Dibaya, est monté au créneau pour dénoncer ces pratiques qu’il qualifie d’antivaleurs.
Selon lui, des informations en provenance des trois sous-divisions de l’Éducation nationale de Dibaya font état de frais supplémentaires exigés aux candidats inscrits aux épreuves certificatives, notamment l’Examen national de fin d’apprentissage professionnel (ENAFP), le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) ainsi que l’Examen d’État (EXETAT).
Dans sa déclaration, Alphonse Tshibuyi a rappelé aux chefs d’établissement le strict respect des frais officiellement fixés par l’arrêté provincial signé par le gouverneur du Kasaï-Central, Moïse Kambulu Nkonko.
« Pour la province du Kasaï-Central, les frais de participation aux épreuves certificatives sont clairement définis. L’Examen d’État est fixé à 55 000 francs congolais, le TENASOSP à 46 000 francs congolais, tandis que l’ENAFP est gratuit. Toute personne qui exigerait 100 000, 150 000 francs congolais ou davantage devra en assumer la responsabilité. Ces montants supplémentaires sont demandés sur quelle base ? », s’est-il interrogé.
Le représentant des enseignants a également appelé les parents à la vigilance, les invitant à ne pas s’acquitter de frais non prévus par les textes officiels régissant l’organisation des épreuves nationales.
Profitant de cette occasion, Alphonse Tshibuyi a interpellé les autorités scolaires de Dibaya afin qu’elles prennent des mesures disciplinaires appropriées contre les responsables d’établissements qui se rendraient coupables de telles pratiques.
Pour lui, la lutte contre les perceptions illicites demeure essentielle pour garantir l’égalité des chances entre les élèves et préserver la crédibilité du système éducatif dans le territoire de Dibaya.
Boniface Mputu, depuis Dibaya


