Kasaï Central : à l’occasion de la JIF, la ligue des femmes du BUREC plaide pour la formation professionnelle
La Ligue des femmes du Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo (BUREC), fédération du Kasaï Central, a célébré samedi 14 mars 2026 la Journée internationale des droits des femmes (JIF), commémorée chaque année le 8 mars. La célébration s’est déroulée sous le thème : « Droits, dignité, autonomisation et leadership des femmes et filles du Kasaï Central ».
Les activités ont débuté par une messe d’action de grâce organisée à la paroisse Notre-Dame de Katoka, à Kananga. Dans son homélie, l’abbé curé Ntumba a invité l’assistance à dépasser le caractère festif de cette journée pour en faire un moment de réflexion sur le rôle de la femme dans la société. Il a également exhorté les femmes à ne plus être de simples figurantes, mais plutôt des actrices visibles et engagées dans la construction de la société.
Prenant la parole devant plusieurs personnalités présentes à cette cérémonie, la coordinatrice provinciale de la ligue des femmes du BUREC, Agnès Mianda Mukeba, a rendu un vibrant hommage au Président de la République, qu’elle a qualifié de « grand chancelier de la masculinité positive », pour ses efforts en faveur du bien-être de la femme congolaise. Elle a également salué l’autorité morale du parti, Julien Paluku Kahongya, pour l’attention particulière qu’il accorde aux femmes du BUREC, notamment celles du Kasaï Central.
Agnès Mianda Mukeba a rappelé que la Journée internationale des droits des femmes est une date dédiée à la reconnaissance et à la célébration des droits des femmes et des jeunes filles à travers le monde. Selon elle, cette journée rappelle la valeur, le rôle et l’implication de la femme dans la société, en tant que fondement de la dignité humaine et pilier de l’existence de l’homme sur terre.
La responsable provinciale de la ligue des femmes du BUREC a cependant souligné les nombreux défis auxquels font face les femmes en République démocratique du Congo, notamment le chômage.
« Nous ne reviendrons pas ici sur le droit de la femme à un emploi décent, car en RDC, près de 90 % des femmes sont sans emploi stable. Elles ne disposent pas toujours d’activités capables de protéger leur dignité », a-t-elle déclaré.
Face à cette réalité, la ligue des femmes du BUREC a exhorté les autorités du parti à soutenir davantage les initiatives visant la formation professionnelle des femmes et des jeunes filles. Parmi les domaines proposés figurent notamment la saisie et l’impression des textes, la gestion des petites entreprises, la coupe et couture, ainsi que la fabrication et la vente de savons de lessive. Autant d’activités qui, selon elle, peuvent contribuer à l’autonomisation économique des femmes.
Par ailleurs, Agnès Mianda Mukeba a condamné « avec la dernière énergie » la guerre imposée, selon ses propos, par le Rwanda dans la partie Est de la RDC, particulièrement dans la région du Grand Kivu, soulignant les conséquences néfastes de ce conflit sur les conditions de vie des femmes et des jeunes filles.
Présent à cette cérémonie, le professeur Mazarin Mfuamba, secrétaire interprovincial du BUREC, s’est dit satisfait de voir les femmes et filles du parti se mobiliser pour célébrer cette journée. Il a rappelé que le BUREC privilégie des actions durables plutôt que des solutions immédiates.
« Notre parti ne prône pas l’immédiateté. Nous voulons que les femmes soient outillées afin qu’elles puissent produire elles-mêmes de quoi subvenir aux besoins de leurs foyers », a-t-il déclaré, avant d’appeler les femmes du BUREC à soutenir les actions du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de l’autonomisation de la femme.

Alain Digital Mudiandambu, correspondant à Kananga.


