Ituri : Isaac Lebisabo dénonce le calvaire de la route Bunia–Kasenyi et appelle à des mesures fortes contre Mont Gabaon
Le député provincial d’Irumu, Isaac Lebisabo, est monté au créneau pour dénoncer l’état de dégradation avancée de la route Bunia–Kasenyi, un axe vital reliant plusieurs entités stratégiques de la province de l’Ituri. Dans une déclaration rendue publique ce dimanche à Bunia, le parlementaire exprime sa « profonde indignation » face à ce qu’il qualifie de « calvaire » pour les usagers.
Dans son message, le représentant du peuple alerte l’opinion nationale sur la situation critique de cet axe routier qui traverse notamment Bogoro, Gety, Boga, Burasi et Tchabi. Selon l’élu du territoire d’Irumu, cette route, essentielle pour les échanges commerciaux et la mobilité des populations, est devenue un véritable fardeau pour les opérateurs économiques, les transporteurs ainsi que les agriculteurs.
« Des camions se renversent régulièrement, des marchandises sont perdues, et les déplacements deviennent de plus en plus risqués et coûteux », déplore l’autorité législative provinciale, évoquant des souffrances persistantes pour la population locale.
Au-delà de son rôle provincial, cet axe routier revêt également une importance stratégique sur le plan sous-régional. Il constitue un corridor économique majeur reliant l’Ituri à l’Ouganda, tout en assurant la jonction avec la province voisine du Nord-Kivu. Malgré cette importance capitale, les résultats attendus des travaux de réhabilitation ne sont toujours pas visibles sur le terrain.
Le législateur provincial pointe du doigt le contrat liant la province à l’entreprise Mont Gabaon, chargée de l’entretien et de la réhabilitation de cette infrastructure. Il estime que les engagements pris n’ont pas été respectés et que les ressources mobilisées ne produisent aucun impact tangible.
« Il est incompréhensible que la population continue de payer des péages et diverses taxes alors que la route reste dans un état de délabrement avancé », fustige le cadre politique.
Rappelant l’engagement pris par le gouverneur de province à Tchabi pour la réhabilitation de cet axe stratégique, le député d’Irumu insiste sur la nécessité de traduire cette promesse en actions concrètes. Il plaide pour une évaluation indépendante et transparente du contrat en cours.
En cas de manquements avérés, le représentant d’Irumu préconise des mesures radicales, notamment la résiliation pure et simple du contrat avec l’entreprise en charge des travaux.
« Cette entreprise a déjà montré ses limites. Il n’est pas acceptable que la population continue de souffrir alors qu’elle s’acquitte de ses obligations fiscales », tranche-t-il.
L’élu provincial d’Irumu rappelle que l’accès à une route praticable constitue un droit fondamental pour les citoyens, et non un privilège. Il appelle ainsi les autorités compétentes à agir en urgence afin de restaurer la dignité et les conditions de vie des populations concernées.
Jospin Wa Jorkim


