Ituri : face à la menace d’Ebola, le député Paul Babangu plaide pour la paie urgente des écoles budgétisées d’Irumu
Le député national élu du territoire d’Irumu, Paul Babangu Wababu, a saisi, mercredi 5 août 2026, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté afin de solliciter la régularisation et la mise en paiement des écoles budgétisées mais toujours non rémunérées dans la province éducationnelle Ituri 1.
Dans sa correspondance, également motivée par la résurgence de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri, l’élu d’Irumu souligne l’urgence d’apporter une réponse concrète aux enseignants qui continuent d’assurer les cours malgré des années sans salaire.
Paul Babangu inscrit son plaidoyer dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a érigé la gratuité de l’enseignement en priorité nationale. Selon lui, l’école demeure un facteur essentiel de cohésion sociale et un rempart contre les différentes formes de vulnérabilité.
Se présentant comme « le relais fidèle et l’écho vibrant » des enseignants, élèves et parents des sous-divisions d’Irumu 1, 2 et 3, le député affirme que plusieurs établissements scolaires, bien qu’inscrits au budget de l’État, restent exclus des opérations de paie depuis plusieurs décennies.
L’élu évoque un contexte particulièrement difficile, marqué à la fois par les défis sécuritaires persistants et par la recrudescence de l’épidémie d’Ebola.
« Le territoire d’Irumu a payé un lourd tribut à des années de crises sécuritaires. Aujourd’hui s’ajoute la menace de la maladie à virus Ebola qui plonge les familles dans l’angoisse », écrit-il dans sa lettre.
Pour Paul Babangu, les enseignants concernés font preuve d’un engagement exceptionnel en poursuivant leur mission malgré l’absence de rémunération.
« Travailler sans solde depuis des années, tout en restant debout face à l’insécurité et désormais face au risque épidémique pour maintenir les classes ouvertes, constitue un sacrifice humain qui exige une réponse institutionnelle urgente, juste et compatissante », insiste-t-il.
Afin de remédier à cette situation, le député national demande à la ministre de donner des instructions fermes à la Direction nationale de la DINACOPE pour régulariser administrativement les écoles budgétisées omises lors des derniers listings de paie dans les sous-divisions d’Irumu 1, 2 et 3, puis de procéder sans délai à la paie effective de ces établissements et de leur personnel.
Selon lui, cette mesure permettrait non seulement d’assurer la subsistance des enseignants, mais aussi de renforcer les conditions sanitaires dans les écoles face à l’épidémie d’Ebola et de préparer une rentrée scolaire apaisée.
En conclusion, Paul Babangu estime que la régularisation de ces écoles constituerait un acte de justice administrative conforme à la vision présidentielle en faveur de l’éducation et contribuerait à renforcer la résilience du système éducatif d’Irumu dans un contexte de crise sanitaire.
Jospin wa Jorkim


