Haut-Katanga : l’ANAFEK exige l’organisation rapide des élections pour désigner un nouveau gouverneur après la démission de Kyabula

Haut-Katanga : l’ANAFEK exige l’organisation rapide des élections pour désigner un nouveau gouverneur après la démission de Kyabula
Listen to this article

La démission de l’ancien gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, continue de susciter de vives réactions au sein de la classe sociopolitique provinciale. Dans un contexte marqué par des enjeux institutionnels et sécuritaires, l’Association Nationale des Femmes du Katanga (ANAFEK) appelle à la mise en œuvre rapide du processus électoral pour pourvoir le poste vacant à la tête de la province.

Vendredi 22 mai 2026, la présidente de l’ANAFEK, Laurence Lolo Kyungu Kibwe, a lancé un appel public insistant sur le respect strict des dispositions légales en matière de vacance du pouvoir exécutif provincial.

« Nous appelons à l’organisation, dans un délai de 30 jours conformément à la loi, des élections pour désigner un nouveau gouverneur du Haut-Katanga », a-t-elle déclaré dans un message adressé à la population.

Jacques Kyabula Katwe a officiellement remis sa démission le 21 mai 2026 au Président de la République, Félix Tshisekedi. Dans sa correspondance, l’ancien gouverneur évoque son absence prolongée de la province, consécutive à sa présence à Kinshasa depuis juillet 2025, à la suite d’une invitation du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo.

Selon son explication, cette situation, marquée par l’absence d’audience officielle et de clarification institutionnelle, l’a conduit à tirer les conséquences politiques et administratives de son éloignement, dans le souci de préserver la stabilité des institutions provinciales.

Depuis la démission de Jacques Kyabula Katwe, l’intérim à la tête de la province est assuré par le vice-gouverneur Martin Kazembe Shula, également connu sous le surnom de « Mwana Mayo ».

Le Haut-Katanga, considéré comme le poumon économique et minier de la République démocratique du Congo, traverse une période de tensions sécuritaires et économiques, renforçant les appels à une gouvernance stable et pleinement légitime.

La démission de Jacques Kyabula Katwe s’inscrit dans une série de départs à la tête des provinces issues de l’ancien Grand-Katanga. Depuis 2015, plusieurs gouverneurs ont quitté leurs fonctions de manière anticipée, notamment Moïse Katumbi en 2015, Zoé Kabila en 2021 et Richard Muyej en 2023, traduisant une instabilité récurrente dans la gestion des exécutifs provinciaux.
L’ANAFEK invoque les textes légaux

La demande de l’ANAFEK s’appuie sur l’article 198 de la Constitution ainsi que sur la loi organique 08/012 relative à l’organisation des provinces, qui prévoient l’organisation d’une élection dans un délai de 30 jours en cas de vacance du poste de gouverneur.

Pour Laurence Lolo Kyungu Kibwe, il est impératif de doter le Haut-Katanga d’un exécutif provincial « légitime et opérationnel », capable de répondre efficacement aux attentes des populations.

Désormais, tous les regards se tournent vers la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), appelée à enclencher le processus de convocation du scrutin afin de permettre la désignation d’un nouveau gouverneur dans les délais constitutionnels.

Geremy Génie Kalumba

Rédaction

Rédaction

Coulisses.net, la géante machine de l’actualité RD Congolaise.