Haut-Katanga : la mairie de Lubumbashi et la DRHKAT lancent une campagne de recouvrement forcé des taxes et documents de bord

Haut-Katanga : la mairie de Lubumbashi et la DRHKAT lancent une campagne de recouvrement forcé des taxes et documents de bord
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La mairie de Lubumbashi, en collaboration avec la Direction des recettes du Haut-Katanga (DRHKAT), a officiellement lancé, lundi 6 juillet, une campagne de recouvrement forcé visant les propriétaires de véhicules en défaut de documents administratifs et fiscaux.

Initialement annoncée à la mi-juin, cette opération avait été reportée en raison de la tenue des examens scolaires. Depuis son démarrage, les équipes de contrôle sont déployées dans plusieurs artères de la capitale du Haut-Katanga afin de vérifier la conformité des documents de bord.

Les autorités exigent notamment la présentation du certificat de contrôle technique, de la vignette, de la taxe de stationnement ainsi que de l’attestation d’assurance. Pour les véhicules affectés au transport en commun, l’autorisation de transport et la patente figurent également parmi les documents obligatoires.

Dès les premières heures de l’opération, le transport en commun s’est considérablement raréfié dans la ville. Plusieurs véhicules ont été retirés de la circulation faute de documents en règle, entraînant une hausse des tarifs. Le prix du trajet en bus est passé de 1 000 à 1 500 francs congolais, tandis que celui des taxis varie désormais entre 1 500 et 2 000 francs congolais.

Face à cette situation, la mairie a mis en garde les transporteurs contre toute augmentation abusive des prix, rappelant que les tarifs réglementaires demeurent en vigueur.

La campagne suscite toutefois des réactions au sein de la société civile. Celle-ci dénonce notamment des irrégularités dans la délivrance des certificats de contrôle technique. Selon plusieurs acteurs, certains propriétaires obtiendraient ces documents sans que leurs véhicules ne soient effectivement inspectés par les services techniques compétents, compromettant ainsi la sécurité routière.

La perception de la taxe de stationnement fait également l’objet de critiques. Des organisations de la société civile estiment que la mairie ne dispose pas de parkings publics aménagés, ce qui soulève des interrogations sur la légitimité de cette taxe.

Des chauffeurs rencontrés par notre rédaction dénoncent, pour leur part, les lenteurs administratives dans la délivrance des documents pourtant déjà payés.

« J’ai payé il y a deux semaines, mais jusqu’à présent je n’ai toujours pas reçu mon document. Chaque fois que je sors travailler, je suis poursuivi lors des contrôles. Pourtant, j’ai déjà versé l’argent. C’est un véritable frein à mon activité, alors que je ne vis que de ce travail », a témoigné un chauffeur interrogé mardi 7 juillet.

Selon les autorités, cette campagne de recouvrement forcé s’étendra sur une période d’un mois. Les opérations de contrôle seront menées du lundi au vendredi par les agents de la mairie de Lubumbashi et de la DRHKAT sur l’ensemble du réseau routier de la ville.

Geremy Kalumba

Rédaction

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