Haut-Katanga : La Gécamines dénonce la vente illégale de ses maisons à Kipushi et met en garde les fraudeurs

Haut-Katanga : La Gécamines dénonce la vente illégale de ses maisons à Kipushi et met en garde les fraudeurs
Listen to this article

La société minière Gécamines hausse le ton face à la recrudescence des cas présumés de vente frauduleuse de ses maisons dans la cité de Kipushi. À travers sa responsable de la Gestion Immobilière locale, l’honorable Carine Mushota, l’entreprise publique dénonce des pratiques illégales de spoliation et de déguerpissement des occupants de ses biens immobiliers.

Lors d’une réunion tenue avec le bourgmestre faisant fonction de la commune rurale de Kipushi, Michel Kasanda, Carine Mushota est sortie de son silence pour clarifier la situation et mettre en garde les personnes impliquées dans ces opérations irrégulières.

S’exprimant devant la presse mardi 23 juin 2026, elle a rappelé que la Direction générale de la Gécamines avait décidé, depuis mars 2023, de suspendre temporairement la vente des maisons appartenant à l’entreprise jusqu’à nouvel ordre.

« Quelques dossiers qui se trouvaient déjà dans le circuit de signatures avant cette suspension ont néanmoins été finalisés, tandis que d’autres demeurent en attente pour diverses raisons administratives », a-t-elle précisé.

Selon elle, toute transaction initiée après cette période de suspension doit obligatoirement être justifiée et validée par la Gécamines. Elle a ainsi dénoncé l’existence d’un réseau de commissionnaires opérant dans les camps Gécamines et se livrant à la falsification de preuves de paiement bancaire dans le but de tromper les acquéreurs.

« Les preuves de paiement ne constituent pas un titre de propriété. Seule la convention de cession délivrée par la Gécamines fait foi », a insisté Carine Mushota.

La responsable de la Gestion Immobilière a également tiré la sonnette d’alarme sur la spoliation de plusieurs espaces appartenant à la Gécamines, notamment dans les zones situées sous les sapins à l’entrée de Kipushi, dans la cité ainsi qu’au niveau de la dynamitière.

Elle déplore particulièrement le non-respect du périmètre de sécurité de 600 mètres autour de certains sites stratégiques de l’entreprise. À ce sujet, elle affirme avoir déjà saisi les autorités communales afin que des mesures appropriées soient prises.

Appelant la population à la vigilance, Carine Mushota a exhorté les habitants à ne pas céder aux sollicitations des vendeurs non autorisés et à vérifier systématiquement l’authenticité des documents avant toute acquisition immobilière.

Entre la suspension officielle des ventes décidée en mars 2023 et la multiplication des actes de falsification et de déguerpissement illégal, la Gécamines réaffirme que seule une convention de cession dûment signée par ses services confère un droit de propriété sur ses maisons.

Cette mise en garde vise à protéger les acquéreurs de bonne foi et à préserver le patrimoine immobilier de l’entreprise publique. Elle s’inscrit également dans le cadre de la correspondance adressée le 24 février 2022 par la Direction générale de la Gécamines aux gouverneurs de province ainsi qu’aux autorités administratives et militaires, afin de garantir aux acquéreurs réguliers la pleine jouissance de leurs biens avec l’accompagnement des services compétents.

Geremy Kalumba

Rédaction

Rédaction

Coulisses.net, la géante machine de l’actualité RD Congolaise.